CNSS: deux techniciennes de surface perdent connaissance après avoir été abusivement licenciées

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A l’heure où l’obtention d’un emploi semble désormais relever d’un parcour du combat, les licenciements semblent aller bon train dans plusieurs secteurs. C’est le cas à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) où le directeur général, Nicole Assélé s’est lancé depuis un certain temps en croisade contre plusieurs de ses employés et plus particulièrement les techniciennes de surface, qu’elle a licenciées sans ménagement, causant des traumatismes chez certaines de ces compatriotes.

S’appuyant sur le motif fallacieux d’un «dégraissage», elle se livrerait à toutes formes d’abus sur ses employés en totale violation avec la législation en vigueur. Ainsi, de manière cavalière elle a décidé de mettre fin à la carrière de cinquante et une techniciennes de surface au sein de la structure qu’elle dirige pour l’instant.

Joint au téléphone par Gabon media Time, le président du Syndicat des professionnels de sécurité sociale (Sypross),  s’est dit indigné par cette attitude de la direction générale, réfutant les affirmations du sous directeur des ressources humaines selon lesquelles la majorité d’entre elles avaient été recrutées par le directeur sortant Désiré Lasségué pour justifier leur éviction sans ménagement. «Certaines de ces femmes ont des contrats à durée indéterminée et les ont signés dans les années quatre vingt dix», nous a-t-il confié.

Il s’est dit étonné également que ces supposés licenciements ne suivent pas les procédures légales et qu’aucune d’elles  n’ait encore été notifiée ni reçue comme prévue par les textes. «Ils ont bâclés les procédures. Nous ne savons même pas s’il y a eu un avis de l’inspection du travail. Tout ceci nous amène donc à nous insurger contre ce genre de pratique. Et le pire lorsqu’elles sont allées au service qui s’occupe des salaires, elles ont été informées qu’instruction avait été donnée de ne pas leur remettre les bulletins du mois alors qu’elles ont travaillé. Elles ont le droit de percevoir leur salaire et leur bulletin», a martelé André Richard Ndi-Bekoung.

Le comble dans ces violations, c’est que la direction générale s’illustrerait par la rétention des salaires du mois de juillet de ces employées. «Deux d’entre elles en allant récupérer leur bulletin de paie se voient notifier un refus leur indiquant qu’elles ne font plus partie de l’effectif de la CNSS. A l’annonce de cette mesure, elles ont perdu connaissance le lundi 23 juillet 2018 au siège administratif de l’organisme situé à Batavea et ont  été transportées à la polyclinique Gisèle Ayenoue par l’ambulance du SMUR», a confié une source proche de la direction générale.

Une situation déplorable qui suscite des réprobations au sein de cet organisme. Il revient d’ailleurs que les prochains coups de semonce du directeur général seront infligés aux chauffeurs. Car, dans son plan d’action ou de restructuration, la direction générale affirme que «la gestion du parc automobile sera externalisée et confiée à un professionnel après appel d’offres».

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