Cnogemcni: les agents exigent la publication du décret portant suppression de l’agence

Alain-Claude Billie-By-Nze © D.R

Les agents de la Commission nationale d’organisation et de gestion des évènements et manifestations à caractère national et international (Cnogemcni) observent un mouvement de grève et exigent la publication du décret portant suppression de cette agence. Le troisième mois passé sans salaires est la goutte qui a fait déborder le vase.

GABON LIBREVILLE

Cela fait trois mois que les agents de la Cnogemcni n’ont pas perçu leurs salaires, passant des fêtes de fin d’année dans des conditions déplorables. Pour cause, « la fermeture de l’agence depuis le 16 novembre 2018 à la suite d’un Conseil des ministres annonçant sa suppression », a déclaré un des agents rencontrés sur le lieu du sit-in à Angondjé, rapporte notre confrère L’Union. Toute chose qui laisse ces agents perplexes et désemparés quant à leur avenir professionnel.

Cette situation difficile pour les quarante-sept (47) employés de la Cnogemcni les a conduits à observer un mouvement de grève et à réclamer le décret portant suppression de leur agence. L’agent rencontré par L’Union s’insurge : « Déjà, nous sommes surpris car, un Conseil des ministres n’est pas compétent pour abroger un décret présidentiel. Et lorsqu’il supprime l’agence, aucune mesure d’accompagnement n’est établie pour les agents ».

Par ailleurs, les agents se plaignent de ne pas être suffisamment pris en compte par leur tutelle qui semble ne pas vouloir passer aux actes. « Nous ne savons pas où mettre la tête. Nous revendiquons simplement nos droits, pas plus. Chaque fois que nous rencontrons la tutelle, c’est toujours des discours et point d’acte en notre faveur. Malgré cela, on nous demande d’être à nos postes de travail tous les trois jours pour effectuer le travail minimum. Mais on va l’assurer avec quoi ? Il n’y a plus rien ici au stade d’Angondjé. Pas d’eau, pas d’électricité, tout est au point mort », rapporte L’Union. Non sans lancer un appel aux pouvoirs décisionnels afin d’être entendus.

Cette décision n’est pas la seule qui suscite des interrogations auprès des populations quant à leur mise en œuvre, notamment par rapport au respect du parallélisme des formes et de la publication des lois et règlement dans une République. Le cas de la Société nationale du logement social (SNLS) suscite lui aussi des questions tant le décret portant fusion n’est toujours pas publié et aucune mesure d’accompagnement n’a été portée à la connaissance des agents qui ne savent non plus à quel saint se vouer.

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