CNJG : la mise au point de Stephen Ondias sur la polémique UPJ

Stephen Ondias, président du CNJG © GMT

Le Conseil national de la jeunesse du Gabon (CNJG) est depuis l’élection de son nouveau bureau en avril 2017, au centre de nombreuses soubresauts qui desserrent la crédibilité de cette institution qui peine à occuper sa place de principal défenseur des intérêts de la jeunesse gabonais. Entre complots, dénigrements et manipulations médiatiques, le président de cette structure, Stephen Ondias a tenu à apporter des éclaircissements sur la situation difficile que traverse l’institution et sur la polémique concernant l’élection des  membres du comité exécutif de l’Union panafricaine des jeunes (UPJ), mis en place en décembre 2017.  

Il n’est pas un secret de polichinelle que le Conseil national de la jeunesse du Gabon traverse des difficultés non seulement d’ordre structurelles mais aussi financières qui ralentissent  considérablement son action. Dix mois après son arrivée à la tête de cette institution, Stephen Ondias et son équipe tentent tant bien que mal de faire fonctionner la structure malgré les menaces d’expulsion du siège pour cause d’impayés de loyer.

Ainsi, dès la mise en place du bureau, ses membres ont engagés de nombreux chantiers dans le but de dynamiser et promouvoir les activités du conseil en particulier à l’intérieur du pays. Lors de l’entretien qu’il a accordé à la rédaction de Gabon Media Time, Stephen Ondias a annoncé que son bureau avait procédé «à la mise en place des conseils provinciaux afin de donner un souffle nouveau au CNJG dans l’intérieur du pays»,  «il y avait déjà la volonté de l’équipe de faire en sorte que l’institution soit présente sur l’ensemble du territoire national»; a t-il noté.

Au titre des chantiers qu’il a mené durant ces 10 mois de présence à la tête du CNJG, il était question de «résoudre certaines problématiques liées au bureau national dont le siège a fait un peu plus de deux ans sans que le loyer ne soit réglé».

«Nous nous sommes attaqués à la question administrative et plus particulièrement à la question juridique du conseil qui existent depuis 1949 mais n’a qu’un statut d’association, alors que le Gabon a ratifié un certain nombre de traités internationaux. Nous nous sommes également atteler à retrouver la confiance des partenaires technique que sont les organismes des Nations unies et les partenaires gouvernementaux», a t-il relevé.

Par ailleurs, au cours de cette entretien il est revenu sur la «cabale» dont il semble être la principale cible, concernant l’élection du comité exécutif de l’Union panafricaine de la jeunesse (UPJ) qui s’est déroulée le le 21 décembre dernier, à l’occasion du 5e congrès de cette organisation à Khartoum au Soudan. Pour rappel la Commission de l’Union africaine s’est désengagée de l’UPJ arguant que le scrutin «aurait été entaché de nombreuses irrégularités». Une imbroglio qui a vite fait l’affaire des détracteurs du président du CNJG  qui désormais veulent en faire un problème gabono-gabonais.

«Malheureusement la question du CNJG a été trop ramenée à la personne de Stephen Ondias, on a ramené la question de mon appartenance à un parti politique, ça même malheureusement et de manière dommageable été réduite à une question ethnique, on a parlé de réseau ce qui est totalement faux. Depuis 10 mois on a des contestataires qui ont essayé de chercher la petite bête et la question de l’UPJ a été la faille dans laquelle ils sont venu s’engouffrer»; a t-il regretté.

En effet, le responsable du CNJG a été élu vice-président lors de l’élection du bureau exécutif de l’UPJ, scrutin qui se déroule d’ailleurs à main levée et par zone, lors de l’élection celui-ci était d’ailleurs le seul candidat de la zone Afrique centrale. Il a relevé concernant l’élection du bureau qu’il y avait plusieurs formes de contestations, «il y a des Etats qui contestent, par exemple le fait que le Maroc soit présent aujourd’hui au niveau du maghreb, on constate que certains aient dépassé la limite d’âge, on constate que certains n’avaient pas qualité à agir, contrairement à moi qui disposait effectivement du mandat de l’Etat gabonais, et ce n’est donc pas à Stephane Ondias de se prononcer sur cette question», a t-il souligné.

Il a dit d’ailleurs regretté la décision unilatérale de l’Union africaine de rompre sa collaboration avec l’UPJ, alors qu’il aurait fallut «diligenter une enquete, recensé les preuves, voir comment l’élection s’est déroulée, entendre les différents protagonistes, faire le jugement et tirer une conclusion».

«Certains jeunes leaders gabonais ont fait comme si c’était le Gabon, ou Stephane Ondias qui avaient manigancé pour que  Francine Muyumba et l’ensemble du bureau exécutif sombre dans la tricherie et que cette élection soit contestée (…) c’est d’abord un problème de personne, c’est Stephen Ondias qui est contesté, et malheureusement de cette contestation on a parlé de restructuration du CNJG, les mêmes détracteurs ont parlé de saisir le Conseil d’Etat, ils veulent écrire à l’Union africaine pour dire qu’ils ne sont pas en accord avec le bureau du CNJG, on voit dès lors que c’etait un moyen simplement de discréditer un peu plus l’actuel bureau», a t-il relevé.

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