vendredi,30 octobre 2020
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Climat des affaires : Nkoghe Bekale fustige la position paradoxale entre le FMI et la Banque mondiale

Au détour d’une longue interview chez nos confrères de Jeune Afrique, le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale s’est exprimé sur les principaux sujets qui rythment l’actualité. S’il est longuement revenu sur les récentes conclusions du Fonds monétaire international (FMI) et les perspectives de croissance pour l’exercice 2019, le chef du gouvernement s’est surtout distingué en fustigeant la position jugée « paradoxale » de la communauté financière internationale. 

« Le Fonds monétaire international (FMI) est satisfait des efforts fournis par le gouvernement depuis deux ans » tels étaient les mots introductifs du Premier ministre Julien Nkoghe Bekale en évoquant notamment la situation économique actuelle. Dans cette longue interview chez nos confrères de Jeune Afrique, le chef du gouvernement s’est longuement appesanti sur la situation économique actuelle. 

En effet, s’il a souligné le fait que de nombreux efforts restent à faire notamment en matière d’amélioration du climat des affaires, Julien Nkoghe Bekale s’est surtout distingué en évoquant « le paradoxe de la communauté financière internationale ». Pour ce faire, il a souligné le fait que d’une part la Banque mondiale souhaite des allègements fiscaux pour attirer les investisseurs, et que d’autre part le FMI juge  ses exonérations peu productives.

Fustigeant une situation qui reste pourtant largement imputable au gouvernement du fait de sa boulimie d’emprunts, Julien Nkoghe Bekale a donc préféré botter en touche. Or, dans les faits, la position du FMI et de la Banque mondiale, consiste à mettre en lumière d’une part les difficultés du gouvernement dans le recouvrement des impôts, et d’autre part dans l’impulsion d’une dynamique de croissance inclusive, étant donné que l’un va difficilement sans l’autre. 

En tentant maladroitement de rendre responsables les deux institutions financières internationales des difficultés d’amélioration du climat des affaires, Julien Nkoghe Bekale semble donc oublier que son gouvernement reste le moins performant en matière de lutte contre la corruption, ce qui pour l’heure constitue le premier frein à une réelle amélioration du climat des affaires.

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Ladji Nze Diakitéhttp://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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