Climat des affaires : la nécessité d’accélérer les réformes ambitieuses pour attirer les investisseurs

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La ministre de la Promotion des investissements, Carmen Ndaot © D.R.

169ème économie dans le dernier classement Doing Business et 33ème pays le plus attrayant pour les investisseurs en 2020 pour la banque d’investissements sud africaine Rand Merchant Bank (RMB), le Gabon doit fournir des efforts considérables pour attirer les Investissements directs étrangers. Entre taille de marché « relativement petite » et « dépendance excessive de l’économie à l’égard des principaux produits de base », le pays doit accélérer les réformes pour diversifier son économie. 


Au coeur d’un conseil interministériel le 4 février dernier qui avait notamment réuni le premier ministre Julien Nkoghe Bekale et la ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats public-privé, chargé de l’Amélioration de l’environnement des affaires Carmen Nadot, « la volonté de  rendre notre pays plus compétitif » a été réaffirmée à travers les 23 réformes identifiées pour améliorer le score du Gabon dans le prochain classement Doing Business et par conséquent le climat des affaires.

En effet, conscient qu’une réglementation inefficace ou inadéquate, peut étouffer l’activité entrepreneuriale et donc obérer la croissance des entreprises comme l’a souligné la BM dans son rapport, les autorités ont pris le train des réformes. Il s’agira pour les autorités tout au long de cette année, « de simplifier les règles et d’accélérer les procédures pour faciliter les affaires, libérer l’esprit d’entreprise et permettre à l’activité économique d’atteindre son plein potentiel ».

Si on pourrait d’ores et déjà évoquer le « Code des investissements à venir comme l’un des éléments visant à faire la promotion des investissements » comme l’a rappelé Carmen Ndaot, le pays devra principalement accentuer ses efforts vers l’amélioration « de l’environnement d’exploitation, qui a constamment baissé depuis 2015, exacerbé par une taille de marché relativement petite », comme on peut le lire dans le dernier baromètre de la RMB sur l’attractivité des économies africaines. 

A la 33e place sur 54 économies africaines, à la 2ème en Afrique centrale et à la 5e dans la sous-région de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), les autorités devront également minimiser les risques spécifiques à l’investissement et à la stabilité dans le pays, tout en limitant à moyen terme la dépendance excessive de l’économie à l’égard des principaux produits de base.

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