mercredi,22 septembre 2021
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CHUL: la main d’oeuvre non permanente exige les départs de Vane et Koumakpayi

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Exaspérés par l’inconsidération et l’attitude réfractaire au dialogue social de leur direction, les agents de la main d’œuvre non permanente (MONP) du Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL) ont manifesté leur mécontentement ce lundi 23 novembre 2002 en barricadant l’entrée principale de la structure hospitalière. Occasion pour ces derniers d’appeler à la démission de Marie-Thérèse Vane et Ismaël Hervé Koumakpayi, respectivement directeur général et directeur général adjoint, pour cause selon eux de « gestion peu orthodoxe » de la prime Covid-19 et des impayés de la quote-part Cnamgs depuis 11 mois. 

C’est à un spectacle inhabituel qu’ont assisté les usagers du Centre hospitalier universitaire de Libreville ce lundi 23 novembre 2020. Entrée principale fermée, banderoles attachées, chants de dénonciation scandés, c’est ainsi que les agents de la Main-d’œuvre non permanente ont décidé d’exprimer leur mécontentement vis-à-vis de leur Direction générale. Selon les concernés, cette levée de boucliers, intervenue avant le dépôt de préavis de grève, a pour point d’ogre le non-paiement à la fois de la prime Covid-19 et la quote-part  Cnamgs.

« Nous sommes là pour dénoncer les 11 mois de la quote-part de la Cnamgs qui n’est plus payée ici au CHUL. Et ce, malgré les assurances de certains responsables qui ne font que les promesses. Ensuite, il y a le nonpaiement de la prime Covid-19 allouée par le président de la République Ali Bongo Ondimba », a indiqué un des leaders du mouvement d’humeur entamé ce jour. La même source précise que « nous ne savons pas pourquoi on a trié certains alors qu’on a payé d’autres ». 

Une dénonciation qui révèle une impartialité selon eux dans le traitement des agents par l’administration dirigée d’une main de fer par Marie-Thérèse Vane, qui il y a quelques mois s’adressant aux internes en médecine affirmait : « Les internes en médecine ne sont rien !». Une déconsidération qui visiblement s’étend aux personnels de la main d’œuvre non-permanente. 

Fort de ce qui précède, ce personnel a unanimement appelé à la démission pure et simple de Marie-Thérèse Vane et Ismaël Hervé Koumakpayi, respectivement directrice générale et directeur général adjoint, ainsi qu’à celle du directeur des affaires médicales. « Monsieur le Président de la République, la prime que vous nous avez donnée n’a pas profité à tout le monde. Nos droits sont bafoués à tous les niveaux. Nous demandons le départ de Madame Vane, Koumakpayi et la dame des Affaires médicales. Elle nous a emmené tout un conteneur de brouettes.on va transporter les malades dedans ? », ont-ils lancé à l’endroit du chef de l’État Ali Bongo Ondimba. 

Selon des informations recueillies par Gabon Media Time, le Directeur général adjoint du Centre hospitalier universitaire de Libreville, Ismaël Hervé Koumakpayi a balayé d’un revers de la main les accusations de la MONP. Selon lui, le cas du CHUL n’est pas isolé, plusieurs centres hospitaliers du pays connaîtraient des disparités dans le paiement de la prime Covid-19. S’agissant de la quote-part CNAMGS, la comptabilité de ladite structure hospitalière aurait privilégié le paiement régulier des salaires et différé celui des primes pour l’instant, jusqu’au moment où l’hôpital connaîtra une meilleure santé financière. 

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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