Chômage/Port-Gentil : près de 16 000 pertes d’emplois déjà enregistrées

Siège de l'Onep Port-Gentil © D.R

Ce chiffre relayé par l’hebdomadaire l’Aube dans son numéro 172 de ce lundi 15 mai donne l’ampleur réelle​ de la situation de crise socio-économique que traverse le pays depuis plusieurs mois déjà. Cette situation chaotique vécue​ par de nombreux gabonais dans la capitale économique, Port-Gentil a eu le mérite d’être rappelée​ au pouvoirs publics par l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) lors de la célébration de la fête du 1er mai dernier.

L’information relevée​ par l’ONEP portant sur les 16 000 pertes d’emplois, prend en compte tous les secteurs d’activités. Soulignant par ailleurs, que les secteurs les plus touchés demeurent ceux du pétrole et des activités connexes où l’on dénombre environ 15 000 travailleurs licenciés. L’une des raisons qui conduit à la situation de marasme que traverse la ville pétrolière, résulte notamment de la crise née de la baisse du prix du baril, qui a conduit inexorablement plusieurs entreprises à procéder à de nombreux réajustements​ structurels.

Plusieurs de ces sociétés ont eu recours au licenciement économique, tandis que d’autres ont tout simplement mis la clé sous le paillasson, à l’instar de KCA Deutag, Baker Hugues, pour ne citer que celles-là. «Dans d’autres secteurs comme le transport maritime ou le transit, on a également assisté à plusieurs ruptures de contrats de travail et on continue à voir des sociétés qui se meurent, à l’instar de Robert Services, l’un des plus grands pourvoyeurs d’emplois dans la capitale économique. Satram qui est de loin le plus grand employeur est aujourd’hui sous assistance respiratoire», souligne l’hebdomadaire l’Aube.

Cette situation plus que préoccupante plonge de nombreuses familles port-gentillaises dans la précarité la plus absolue, sans que cela n’émeuve le gouvernement et les services de l’Etat, qui se complaisent dans des discours rassurant non suivis d’effet. «L’office national de l’emploi (One) présente comme un trophée la cinquantaine de conventions signées avec les entreprises dans le cadre du contrat d’apprentissage jeunesse. Mais ils sont bien plus nombreux, les jeunes qui, après la formation, ne sont pas retenus par les entreprises. C’est la triste réalité», s’insurgent nos confrères.

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