CGE: DN se plaint de la position privilégiée de l’opposition radicale

René Ndemezo’o Obiang, président de Démocratie nouvelle © GMT

S’achemine t-on vers une guerre de tranchées entre les différentes franges de l’opposition? C’est la question que se pose l’opinion après la montée au créneau de Démocratie nouvelle (DN) concernant la composition du Centre gabonais des élections (CGE). Il fustige notamment le dépôt d’une liste par l’opposition dite radicale qui exclut certaines formations politiques de ce bord.

En effet, pour cette formation politique dirigée par René Ndemezo’o Obiang, il est hors de question que des partis n’ayant pas participer au dialogue politique d’Angondjé s’accapare de cette instance qui a remplacé la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap).

Lors des travaux de son secrétariat permanent présidé par l’actuel président du Conseil économique social et environnemental (CESE), cette formation politique de l’opposition dite républicaine, a trouvé «anormal que les partis de l’opposition dite radicale veuillent s’approprier la composition du Centre gabonais des élections à en juger par le fait qu’ils soient allés donner des noms au ministère de l’Intérieur sans tenir compte des autres partis».

Il note d’ailleurs que cette position est intolérable puisque ces partis d’opposition renient même le statut d’opposant à Démocratie nouvelle, au Parti pour le développement et la solidarité (PDS) de Séraphin Ndaot et au Parti social démocrate (PSD) de Pierre Claver Maganga Moussavou. Or, ce sont ces formations, qui lors du dialogue politique ont oeuvré à la suppression de la Cenap.

Une posture pour le moins illogique voir surréaliste quand ont sait que DN, le PDS et le PSD participent au gouvernement Issoze Ngondet II. Le Président du premier parti politique cité occupe la fonction de Président du Conseil économique social et environnemental nommé par décret du président de la République et que le Président du dernier parti politique cité est vice-présidence de la République. Comment ces formations politiques peuvent-elles se réclamer de l’opposition tout en faisant partie de l’exécutif ? Il apparaît donc vraisemblablement incohérent qu’ils cherchent à s’affubler du statut d’opposant et demander à siéger à ce titre au sein du CGE, cet organe paritaire en charge des élections, dans lequel la loi n’a prévu aucun rôle pour les opposants qui collaborent avec le gouvernement.

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