CGC: manipulation et complot contre Liliane Nadège Ngari ?

Liliane Nadège Ngari épouse Onanga Y’obegue, DG du CGC © D.R

Que se passe t-il concrètement au sein du Conseil gabonais des chargeurs? C’est la question que l’on est en droit de se poser au vu de la recrudescence des mouvements d’humeur des agents de cette entité, qui laisse désormais penser à de la manipulation ourdit par une main noire. Malgré la volonté affichée par son directeur général, Liliane Nadège Ngari épouse Onanga Y’obegue,  la situation semble de plus en plus s’enliser. Certaines sources y voient  désormais la volonté de ses détracteurs d’obtenir son éviction de la tête du CGC qu’elle tient de main de maître depuis plusieurs années.

Il n’aura fallu que quelques mois pour que la situation au sein du Conseil gabonais des chargeurs s’envenime une fois de plus. Dans la même veine que les mouvements précédents, certains agents continuent de réclamer la tête du directeur général qu’ils accusent de mauvaise gestion. Malgré la volonté affichée par cette dernière de répondre tant bien que mal aux revendications de ses agents, rien n’y fait, donnant encore un peu plus l’impression que ces exigences ne sont que l’arbre qui cache la forêt. Certains agents non grévistes parlent même d’une cabale rondement entretenue depuis le ministère de tutelle.

Entre campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux et dénonciations calomnieuses dans certaines presses, il ne se passe pas une semaine sans que le directeur général du Conseil gabonais des chargeurs ne soit mise à l’index, reléguant même les revendications sur le paiement des arriérés de salaire des agents au second rang. Pour un cadre de cette entreprise, cette «campagne abjecte aurait simplement pour dessein d’arriver à l’éviction de Liliane Nadège Ngari épouse Onanga Y’obegue». Et le fait que ce nouveau front social se déclenche alors que la ministre en charge des Transport se trouve en Côte d’Ivoire  n’est pas anodin.

Pour preuve, cette dernière fait l’objet de toutes les dénonciations depuis sa nomination à la tête du ministère des Transports et de la logistique. Récemment, ce sont les agents de la Société gabonaise de transport (Sogatra), qui traverse des difficultés de fonctionnement insurmontables, réunis au sein du Syndicat des acteurs du transport terrestre (Syatra) qui ont exigé sa démission pure et simple, estimant qu’elle a déjà «montré ses limites», «qu’elle n’a aucune étoffe qui lui permette d’être décidément à la tête d’un ministère aussi stratégique que celui du transport, c’est une incompétente notoire».

Les syndicalistes lui reprochent de faire «exclusivement dans le tourisme», «elle passe tout son temps à faire le buzz dans les réseaux sociaux pendant que la Sogatra se meurt». Comme au sein du Conseil gabonais des chargeurs, il est reproché à Estelle Ondo son «ingérence». Cette dernière ferait des pieds et des mains pour nommer un des ses proches à la tête du CGC pour avoir toute la latitude d’opérer «des détournements de fonds énormes et à des décaissements injustifiés».