Cession d’actifs de Shell : Assala Energy peine à boucler l’opération

Retenu en mars dernier pour reprendre les actifs de Shell Gabon, Carlyle international energy partners (CIEP) peinerait à boucler l’opération de cession. Pour cause, des signatures officielles manquent encore sur le contrat de cession des permis pour Assala Energy, structure mise en place par Carlyle, régulièrement entendue par les autorités gabonaises qui décèlent quelques zones d’ombres sur le déroulement de l’opération, nous rapporte Africa Energy Intelligence.

Selon le média, les responsables des deux entités ont été entendus séparément par les ministres de l’Économie, du Pétrole, la direction générale des Hydrocarbures et des conseillers de la Présidence de la République.

Ainsi, au titre des zones d’ombres qui entourent la transaction de cession, l’administration s’inquiète du fait que le groupe soit enregistré «aux Îles Caïman, chez Walkers». Le Gabon qui dispose de «25% des permis, veut s’assurer qu’elle traitera avec une société incorporée dans le pays, et non une structure offshore». Autre écueil, souligné par le média, «Assala veut gager les réserves des champs pour emprunter les fonds nécessaires au développement, un système connu sous le nom de Reserve-Based Lending (…) problème : ce type de financement est soumis à l’approbation des autorités» mais celles-ci refusent, estimant que le groupe dispose d’assez de fonds pour assurer l’opération sans recourir à l’emprunt.

Par ailleurs, l’administration s’inquiète également de la présence de la banque fondée et dirigée par Pierre Brossellet, ancien numéro deux de Maurel & Prom au Gabon. La structure bancaire aurait conseillé Assala sur le financement, des informations démenties par cette dernière. Toutefois, AEI relève que la banque avait été «retenue par Carlyle pour travailler sur le deal de septembre à decembre 2016» et qu’elle a entre autre «mis en place Assala Energy pour épauler Carlyle sur l’analyse des actifs et la transaction avec les autorités locales».

Autre fait majeur, les autorités craignent qu’une dette mal identifiée ou des réserves mal évaluées n’handicape le développement des champs, Shell se refusant d’offrir à Assala une garantie de passif. Autant de points d’interrogation qui au demeurant rendraient difficile la conclusion effective de la cession.

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