CESE: entre gestion hasardeuse et paupérisation du personnel

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Après un semblant d’accalmie, la situation au sein du Conseil économique, social et environnemental (CESE) risque de connaître une montée de tension dans les jours à venir et cela à quelques jours seulement  de la tenue d’une session extraordinaire de cette institution. En effet, les agents de cette institution vient de relancer un mouvement de grève générale pour revendiquer le paiement de leurs primes mais aussi des meilleures conditions de travail.



Face au silence assourdissant des dirigeants du Conseil en tête desquels  son président René Ndemezo’o Obiang, le personnel de cette institution entend hausser le ton pour réclamer leur dû. Après quelques mois de trêve, ils ont décidé d’interpeller une fois de plus les autorités qui peinent à répondre à leur préoccupation.

On se souvient qu’en décembre 2018, les agents étaient déjà montés au créneau pour dénoncer la gestion peu orthodoxe du CESE. Les raisons de leur colère étaient à l’époque le non paiement de  13 mois de primes ainsi qu’un reliquat d’impayés de session. Dans la foulée, ils avaient également réclamé le départ de son président René Ndemezo’o Obiang ainsi que de son bureau, accusés de mauvaise gestion.

Dans un entretien accordé à Gabon Media Time, le président du Syndicat des agents du CESE (Synacese) Noel Robespierre Eva est longue revenu sur les difficultés rencontrées par le personnel de cette institution notamment le paiement des primes de session qui selon lui sont payées à la tête du client, des arriérés de 15 mois de primes diverses. Il a également mis en relief la question la disparition des bus de transport mais aussi l’illisibilité dans la gestion du budget de l’exercice 2018.

« Il faut dire aussi que l’institution jouit d’une autonomie administrative et financière. De ce fait, les fonctionnaires en poste au CESE ne sont pas rangés dans le même statut que les autres donc on ne bénéficie pas des mêmes avantages. Alors il y a des primes internes que le personnel touche, mais depuis 15 mois que celles-ci ne sont plus versées, alors que pour certains cela constitue presque leur salaire », s’est-il insurgé.

Pis, il a dénoncé la gestion approximative du bureau dirigé par Réne Ndemezo’o Obiang qui s’illustre par des choix de management quelque peu hasardeux. C’est le cas lors  de l’organisation de l’Assemblée Générale de l’Union des CES d’Afrique récemment tenue les 27 et 28 novembre 2018. Il s’est interrogé non seulement sur la pertinence de son organisation sans associer le personnel mais aussi de le faire hors du siège de notre CESE alors même que sa capacité d’accueil y prêtait idéalement et que la location d’une salle impactait naturellement sur le budget de l’Institution.

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