Cemac: plus de 1376 milliards de devises rapatriées à fin mai 2019

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Alors que le Groupement inter-patronal du Cameroun (GICAM) avait récemment fait part de ses inquiétudes liées à une potentielle pénurie de devises, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a apporté quelques éléments de réponse. Ainsi, au sortir d’une « rencontre de haut niveau »,  la banque des banques d’Afrique centrale, a indiqué qu’il n’y avait pas de crise de devises, tout en évaluant à plus de 1376 milliards de Fcfa, le montant de devises rapatriées à fin mai 2019.

GABON LIBREVILLE

Devant faire face aux inquiétudes des entreprises et du patronat qui soulignait récemment les risques liés à une potentielle pénurie de devises, le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) Mahamat Abbas Tolli a tenu à réagir. Ainsi, en marge d’une « rencontre de haut niveau » tenue le 4 juillet dernier à Yaoundé, Mahamat Abbas Tolli a révélé le montant colossal des devises rapatriées entre Janvier et Mai 2019. 

En effet, c’est en expliquant le bien fondé de la nouvelle réglementation de change en zone CEMAC, que le gouverneur de la BEAC a révélé qu’au cours du premier semestre de l’exercice en cours, pas moins de 1376 milliards de Fcfa ont été rapatriés. Somme en forte hausse puisqu’au cours de la même période en 2018, seulement 605 milliards de Fcfa avaient été rétrocédé à la BEAC. 

De ce fait, Mahamat Abbas Tolli a indiqué que « les devises se trouvent à la Banque centrale. Ces devises peuvent à tout moment être mises à la disposition de ceux qui les sollicitent, dans le strict respect de la nouvelle réglementation des changes », tout en ajoutant « qu’il n’y a pas de crise de devises au sein de la sous-région, les devises étaient bel et bien disponibles au niveau de la banque centrale ». 

Par ailleurs, comme il l’a rappelé, l’impression d’une pénurie est avant tout due au fait que les banques rechignent à se conformer à la nouvelle législation sur les devises étrangères, qui est pourtant en vigueur depuis le 1er mars 2019. La hausse de 127% du montant des devises rétrocédés à la BEAC, tend à confirmer cette hypothèse.

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