Cemac : les ministres des finances sollicitent collectivement une annulation de la dette extérieure

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Le ministre de l'Economie Jean Marie Ogandaga lors de la session extraordinaire du Copil PREF-CEM à Brazzaville © D.R.

Réunis le 28 mars dernier à Brazzaville à l’occasion de la 3ème session extraordinaire du Comité de pilotage des réformes économiques et financières de la CEMAC (Copil PREF-CEMAC), les ministres de l’Économie des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont adopté un certain nombre de décisions pour faire face à la crise actuelle. Ainsi, entre révisions budgétaires et réaffectation des dépenses publiques, les ministres ont surtout appelé les bailleurs de fonds à une annulation collective de la dette extérieure.

C’est ce qui ressort des conclusions de la 3ème session extraordinaire du Comité de pilotage des réformes économiques et financières de la CEMAC (Copil PREF-CEMAC). Dans un contexte de crise sanitaire et économique mondiale synonyme de récession voire de dépression pour les économies de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), les ministres des Finances de la zone réunis à Brazzaville ont interpellé les partenaires techniques et financiers.

En effet, s’ils ont appelé à une « mobilisation des institutions financières sous régionales (BEAC et BDEAC) en vue d’accroître les ressources budgétaires des Etats pour faire face aux chocs », les ministres ont surtout appelé à un recours collectif « aux facilités d’urgence mises en place par les institutions financières internationales et régionales (Banque mondiale, Fonds monétaire international, Banque africaine de développement ». En clair, ils ont appelé les bailleurs de fonds à un soutien qui pourrait aller jusqu’à l’annulation pure et simple de leurs dettes extérieures.

Fortement menacé par une crise du Covid-19 qui bouleverse leurs prévisions et désagrège les secteurs clés de leurs économies rentières, les pays de la CEMAC en appellent donc à l’indulgence des bailleurs de fonds qui on le rappelle, ont suspendu « avec effet immédiat », le remboursement des dettes des pays en développement. 

Par ailleurs, au regard de l’urgence que représente la Covid-19 sur le plan sanitaire, les ministres ont d’une même voix, tenu « à affecter les aides extérieures et sous régionales aux dépenses prioritaires notamment aux dépenses de santé et d’amortissement des chocs économiques et sociaux ». Une décision qui s’accompagne de celle visant à « poursuivre les efforts de rationalisation et d’efficacité des dépenses publiques » dans l’optique de mieux faire face à « toutes les dimensions de la crise ».

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