mercredi,28 octobre 2020
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CEMAC : le FCFA de plus en plus contesté par les chefs d’Etat

C’est une annonce forte qui a été faite par les chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), au sortir du sommet qui s’est tenu ce vendredi 22 novembre à Yaoundé. D’une même voix, les six pays de la zone ont sommé Mahamat Abbas Tolli et la BEAC, de proposer « dans un délai raisonnable, un schéma d’évolution » du FCFA. 

A l’heure où les chefs d’Etat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’apprêtent à réformer le franc CFA en vue de l’introduction d’une nouvelle monnaie en 2020, les chefs d’Etat de la Communauté Economique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) entendent s’inspirer de ce modèle pour peaufiner leur migration vers une nouvelle monnaie.

En effet, en marge du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CEMAC qui s’est tenu ce vendredi 22 novembre à Yaoundé, les dirigeants de la zone ont unanimement annoncé leur volonté de réformer la monnaie coloniale. Dans cette optique, ils ont sommé la BEAC de proposer « dans un délai raisonnable un schéma d’évolution », en vue non seulement de sortir du FCFA, mais aussi de migrer vers une nouvelle monnaie commune. 

Véritable sujet de discorde aussi bien dans les milieux d’affaires que dans les cercles politico-économiques, le FCFA est aujourd’hui de plus en plus contesté dans une Afrique en mutation qui vient de lancer sa Zone de libre échange. Idriss Deby Itno président tchadien a d’ailleurs indiqué, « demain quand nous sortirons du franc CFA, nous appartiendront à un seul cadre monétaire ». 

Encore dépendant de la rente des matières premières, les six pays de la CEMAC qui ont subi le contrecoup de la crise pétrolière qui a frappé nos économies en 2014, tentent timidement de se lancer dans un processus de diversification économique. Limité dans cette perspective par jusqueun plafond de verre. 

Si le président camerounais Paul Biya a tenu à atténuer les propos de ses homologues en rappelant que « l’actuelle politique monétaire a permis jusqu’à présent d’assurer la stabilité financière de la région », il n’en demeure pas moins que cette parité Euro/CFA joue aujourd’hui en défaveur des économies, d’une zone riche mais paradoxalement pauvre. 

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Ladji Nze Diakitéhttp://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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