CEMAC, «la région la plus dépendante des ressources naturelles»

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Le mercredi 18 avril dernier, la Banque mondiale a organisé la 17e édition du rapport semestriel Africa’s Pulse consacré aux perspectives économiques du continent. La rencontre qui s’est tenue depuis Washington par vidéoconférence avec la participation de plusieurs pays africains, a permis de mettre en avant les difficultés inhérentes à la zone CEMAC, notamment dépendante des ressources naturelles.

Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique, a ainsi mis l’accent sur la faible croissance de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC), liée principalement à la baisse des cours du pétrole brut sur le marché international.

Sur cet aspect, l’économiste a souligné que «la croissance dans cette zone reste faible parce que malheureusement c’est la région (africaine) qui est la plus dépendante des ressources naturelles». L’urgence de diversifier les sources de croissance pour sortir de cette dépendance et éviter les risques de marché, se pose donc avec de plus en plus d’intensité a indiqué la Banque mondiale.

Avec un taux de croissance négatif de l’ordre de -0,1% en 2017, la croissance en zone CEMAC prévoit de rebondir à 2,1% cette année, selon les projections publiées par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).

Bien que n’étant pas nouvelle, cette recommandation portant sur la diversification de l’économie, que s’approprie de nombreux pays dont le Gabon (PSGE, PRE), a été redéfinie et reprécisée par la BM au cours de la réunion.

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