mardi,1 décembre 2020
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CEMAC: la Cosumaf met en garde contre Crowd1 et Coffre de luxe

Face à la prolifération des opérations d’appel public à l’épargne sur le territoire gabonais dont les plus connues sont à l’heure actuelle « Crowd1 » et « Coffre de Luxe », la Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale (COSUMAF) a décidé de réagir. Ainsi, après le ministère gabonais de l’Economie qui a ouvert une enquête sur ce dossier, le régulateur du marché financier de la CEMAC vient également de prendre position en interdisant cette pratique. 

C’est à travers un communiqué rendu public il y a quelques jours, que la Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale (COSUMAF) a informé de sa décision concernant les opérations d’appel public à l’épargne effectués notamment par « Crowd1 » et « Coffre de Luxe » sur le territoire gabonais. Très proche d’une « pyramide de Ponzi », du nom du créateur de ce montage financier frauduleux qui consiste à rémunérer les investissements des clients essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux entrants, ces systèmes viennent d’être déconseillés par le régulateur. 

En effet, considérant que ces opérations, « constituent des sollicitations illicites de public dans la mesure où aucune entité ne peut intervenir sur le Marché Financier Régional pour solliciter le public en vue d’un placement financier sans avoir sollicité et obtenu préalablement un agrément, une habilitation ou une autorisation auprès de la COSUMAF aux fins de débuter ses activités, de fournir ses prestations ou d’initier ses opérations », la Cosumaf a purement et simplement émis une alerte contre ces montages financiers, comme avait déjà pu le faire la Financial Services Commission. 

Ainsi, dans le cadre de « sa mission de protection de l’épargne publique », la Cosumaf a donc décidé d’attirer l’attention des populations de la CEMAC, et en particulier celles du Gabon sur ce qu’elle considère être « une escroquerie ». Par ailleurs, la Cosumaf informe les promoteurs de ces plateformes, que « seuls les intermédiaires agréés du marché peuvent exercer les activités de collecte de Fonds auprès du public » tout en insistant sur les « lourdes sanctions » auxquels ils s’exposent si l’on tient compte de l’article 388 de son Règlement Général.

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Ladji Nze Diakitéhttps://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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