dimanche,29 novembre 2020
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CEMAC: la Chambre africaine de l’énergie invite la BEAC à repenser sa nouvelle règlementation

Dans un entretien relayé par nos confrères de Direct Infos Gabon, le président pour la région Cemac de la Chambre africaine de l’énergie (CAE) Leoncio Amada Nze, est revenu sur la nouvelle réglementation concernant les devises adoptée par les membres de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEMAC) en mars dernier. Soulignant le fait que celle-ci soit « une réponse mauvaise et inappropriée à ces nouvelles dynamiques de marché », Amada Nze a appelé la BEAC à repenser son modèle.

Transactions plafonnées à 1 million de FCFA (environ 1 700 USD) par mois et par entité ou personne sauf autorisation spéciale délivrée par la Banque centrale; entreprises et particuliers contraints de recevoir une autorisation de la BEAC avant d’ouvrir un compte en dehors de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEMAC); impossibilité d’ouvrir des comptes en devises domiciliés dans la région sans autorisation expresse de la BEAC; taxe supplémentaire de 0,5% sur tous les virements en dehors de la zone CEMAC, telles sont les principales résolutions prises par la BEAC dans sa nouvelle règlementation.

Contraignantes. Difficilement applicables au regard notamment du contexte actuel marqué par une pandémie de Covid-19 qui nécessite des ajustements, cette nouvelle réglementation est de plus en plus décriée notamment par la Chambre africaine de l’énergie (CAE) au cœur de l’appareil économique de la région. En effet, consciente des difficultés qu’engendrerait cette nouvelle réglementation, le président pour la région Cemac de la CAE Leoncio Amada Nze, a indiqué que celle-ci était « une réponse mauvaise et inappropriée à ces nouvelles dynamiques de marché ».

Soulignant le caractère « bureaucrate » qu’entraîneront ces nouvelles mesures qui entrent en vigueur dès le 1er janvier 2021 et le risque élevé de « corruption » qui pourrait en découler, Leoncio Amada Nze a donc invité la BEAC à « repenser son modèle ». S’il « comprend la volonté des gouvernements de protéger leurs réserves de change en baisse suite à la réduction des revenus provenant des recettes pétrolières et gazières », il en appelle donc à la lucidité de ces derniers compte tenu du fait que la région est fortement dépendante de son industrie extractive.

Entre défis liés à la préservation des emplois décents et rémunérés dans le secteur énergétique africain, nécessité de maintenir les investissements à un niveau élevé pour faire face à la crise actuelle et nécessité de stimuler le développement durable, la CAE appelle donc à « suivre l’exemple du Nigeria qui malgré les pressions exercées sur le naira, envoie constamment des signaux positifs aux investisseurs étrangers ». Loin d’être le cas dans une Afrique centrale de moins en moins attractive, la BEAC devrait donc « repenser son modèle » ou du moins, l’ajuster.

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Ladji Nze Diakitéhttp://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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