Cémac: «pas de risque de dévaluation», selon Mahamat Abbas Tolli

Mahamat Abbas Tolli, gouverneur de la Banque des États de l'Afrique centrale © D.R

La crise économique que traverse les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), fait planer le spectre d’une nouvelle dévaluation du Franc Cfa. Face à toutes ces préoccupations, Mahamat Abbas Tolli gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), a déclaré au sortir de la 3ème session du Comité de politique monétaire (CPM), «  qu’il n’y a pas de raison que  la Cémac risque une dévaluation ».

Les mesures drastiques prises par les différents gouvernements des six États de la CEMAC, ont suscité bon nombre d’interrogations au sein de la société civile notamment. Ainsi, en marge de la 3ème session du Comité de politique monétaire (CPM) de la BEAC, qui s’est tenue le 31 octobre 2018 à Yaoundé, le gouverneur de l’institution sous régionale Mahamat Abbas Tolli s’est voulu rassurant.

En effet, alors que les indicateurs en zone CEMAC semblent révéler des difficultés de trésorerie qui pourraient déboucher sur une dévaluation, le gouverneur de la BEAC soutient au contraire « qu’au regard des fondamentaux économiques actuels, il n’y a pas de raison que  la Cémac risque une dévaluation ». Pour lui, cette situation est à l’opposé de celle que traversait la zone en 1994, date de la dernière dévaluation du Fcfa.

Au sujet de la dévaluation de 1994, Mahamat Abbas Tolli a d’ailleurs indiqué que les réserves de change des pays de la Cémac affichaient un taux de couverture de plus de 60% contre 13% à cette époque, laissant penser que les économies de la zone sont résilientes. Si ces propos semblent d’un optimisme surprenant au regard des difficultés que traversent les pays de la zone, ils sont néanmoins à prendre avec des pincettes.

De plus, les différentes mesures d’ajustement budgétaire imposées par le Fonds monétaire international (FMI), et qui au Gabon ont d’ores et déjà débouché sur la mise en place de nouvelles taxes, tendent à contredire ces propos du gouverneur de la BEAC.

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