Ceddex-Entraco assigne l’État en Justice

Les membres du gouvernement en Conseil des ministres © DCP

Réponse du berger à la bergère. Suite à la décision prise par le gouvernement le 8 décembre dernier de rompre les contrats qui le lient à certaines entreprises adjudicataires des travaux routiers sur la nationale 1 et 3, les principaux accusés ne sont pas restés sans réactions.

La décision qui intervenait suite au constat sur les aspects techniques et financiers engageant le gouvernement aux sociétés adjudicataires des chantiers de réhabilitation et/ou d’élargissement routier, par le Conseil présidentiel sur les infrastructures connait désormais des soubresauts. Cette décision, sommait  Ceddex-Entraco et deux autres entreprises de cesser définitivement leurs activités entre Melen et Nsilé, sur la route de Bifoun. Pour couronner le tout, l’État s’engageait dans des poursuites judiciaires contre ces dernières.

Un manquement au cahier de charge, auquel l’entreprise Ceddex-Entraco ne se reconnaît nullement. La décision de lui retirer le marcher jugée arbitraire, l’entreprise a donc décidé d’ester l’État en justice. Et, c’est le ministre d’État en charge des Infrastructures, des Travaux publics et de l’Aménagement du territoire, Jean Pierre Oyiba, qui l’a dévoilé le 30 décembre dernier au cours d’un entretien.


«A partir du PK12, nous avions, en 2008 signé un marché avec l’entreprise Ceddex Entraco qui appartient au groupe Eurofinsa pour réaliser un linéaire du PK12 au PK75 pont Agoula. Au départ c’était ça. Il se trouve qu’en 2010, ce marché a été modifié  et réduit à partir du PK12 au PK40 à NTOUM. Cette fois en 2×2 voies. Mais ce marché initial était à 61 milliards. Le marché revu en 2010 s’élève à 91 milliards. Ces 91 milliards, vous savez que c’est une infrastructure lourde qui ne relève pas des programmations budgétaires parce que tous les marchés en budgétaire sont malheureusement arrêtés et les 91 milliards que l’État a emprunté auprès d’une banque européenne via cette entreprise  pour pouvoir financer ces travaux, mais hélas à des taux prohibitifs, à des conditions difficiles. Et le dossier n’a pas été suivi d’effets puisque nous avons connu d’entrer de jeu des difficultés  financières, le respect du règlement de l’échéancier, mais surtout l’incapacité de cette entreprise à s’accorder avec l’ANGTI pour réaliser les travaux demandés», indiquait le ministre des Travaux Publics.

A propos des poursuites contre le gouvernement, le ministre explique: «Nous avons résilié ce marché et l’Etat est aujourd’hui esté en justice devant les juridictions compétentes par l’entreprise Eurofinsa Ceddex-Entraco. Donc vous comprenez que c’est un problème de rigueur, mais surtout de volonté de faire quelque chose de bien, si nous avons la volonté de faire et si nous mettons derrière la rigueur nécessaire.  En effet, la résiliation de ce contrat va nous permettre de conclure un autre marché, mais cette fois-ci à des conditions acceptables parce que  pour des travaux de cette nature qui relèvent des infrastructures lourdes encore une fois dont la durée de vie ne peut pas  être inférieure à 15 ans », a conclu Jean-Pierre Oyiba.

Joël Lanti Ndigi III

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