Causerie de la Coalition à Sotega : «Nous devons résister pour marquer notre contestation à ce pouvoir meurtrier»

Comme il est désormais de tradition depuis bientôt deux semaines, la Coalition pour la nouvelle République est aller s’entretenir avec les populations de Libreville et ses environs. Au menu de ces rencontres, la situation de crise multiforme que traverse le pays depuis plusieurs mois déjà.

Ainsi dans le deuxième arrondissement, c’est à Sotega au lieu dit «Etamalo’o» que Frédéric Massavala, Guillaume Moro et Radegonde Djenno ont passé le message de la résistance aux populations de ce quartier. Il était question d’aborder le combat mené par la Coalition pour la nouvelle République autour de Jean Ping.

Jugeant scabreuse la gestion d’Ali Bongo à la tête de l’Etat qui s’est accentué avec la crise née de l’élection présidentielle qui a vu se dernier «s’imposer une fois de plus au pouvoir» les membres de la Coalition ont expliqué la nécessité de résister à cette état de fait.

«Nous devons résister pour marquer notre contestation à ce pouvoir meurtrier, dictatorial et illégal au regard du choix du peuple. Ce pouvoir vacille de tous les côtés, ne tient presque plus sur rien. Aviez-vous vu Ali Bongo faire un voyage officiel en France ou recevoir les autorités politiques françaises au Gabon depuis son coup d’état électoral? Il faut juste lui porter le coup final à travers la résistance. Ali Bongo ne tient plus» a martelé Radegonde Djenno.

Revenant sur les événements qui ont succédés l’élection présidentielle, notamment l’attaque du 31 août dernier, la diffusion du documentaire «complément d’enquêtes» sur la chaîne France 2, en passant par le voyage des enquêteurs de la Cour Pénale Internationale l’ancien Ministre Guillaume Moro a précisé que «la crise que connaît notre pays depuis le soir du 31 août dernier n’est imputable qu’à Ali Bongo et son clan qui, en volant la victoire du peuple gabonais qui avait choisi Jean Ping et en tuant ceux qui étaient au front pour la revendiquer, avaient décidé d’exposer le pays à des troubles que nous connaissons aujourd’hui».

Par ailleurs, Frédéric Massavala répondant à la question d’un habitant, a insisté sur le principe de la résistance lancé par Jean Ping, «Nous sommes ici pour demander aux uns et aux autres de résister, de Le combat de la délivrance de notre pays n’est pas celui de Jean Ping seul mais celui du peuple gabonais tout entier. C’est nous qui avons voté et c’est nous qui devons utiliser Jean Ping pour nous débarrasser d’Ali Bongo et du système PDG»; a t-il indiqué. Avant de marteler que «contrairement à ce que veulent nous prêter les spécialistes de la terreur, nous reprendrons ce pouvoir pacifiquement. C’est notre combat, en tant que peuple».

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