Casimir Oyé Mba invite l’opposition aux prochaines législatives

Casimir Oye-Mba, vice-Président de l'Union nationale © D.R

Après le brillant échec du boycott des législatives de 2011 par l’opposition gabonaise et le projet de «destitution-transition-élection» avant la présidentielle de 2016, voici que la polémique sur la participation ou non des partis politiques inscrit dans la Coalition fait débat. Entre les opposants qui pensent qu’un parti politique n’assoit sa valeur que dans les batailles électorales et les autres qui préfèrent la politique de la chaise vide pour ensuite demander des comptes aux gouvernants, il y a les expériences du passé qui s’érigent en donneurs de leçons. Et parmi les premiers cités, le Vice-Président de l’Union Nationale Casimir Oyé-Mba dont la récente intervention sur Gabon24 alimente les positions.



Il y a près d’une semaine que l’ancien Premier ministre d’Omar Bongo et Vice-président de l’Union Nationale, Casimir Oyé-Mba s’est prononcé sur la prochaine élection législative. Sans mêler l’Union nationale et la Coalition pour la nouvelle république dont il est membre, il a déclaré qu’il est «nécessaire» que l’opposition proche de Jean Ping participe à cette prochaine échéance politique. Une position qui a soulevé plusieurs «critiques négatives» auprès de l’opposition dite radicale.

Toutefois, c’est sur les expériences du passé que s’est pourtant appuyé Casimir  Oyé-Mba pour asseoir son appel à la CNR. On se souvient qu’en 2011, la tentative de boycott sans stratégie des législatives n’avait pas empêché le PDG à «fabriquer» ses opposants et de gagner la majorité au parlement qui siège jusqu’ici. Ce que le Mari de Paulette Missambo regrette et considère comme une «erreur politique». Car, admet-il, «avec du recul, je me dis que nous avons fait une erreur».

Pour les opposants qui pensent que se prononcer sur leur participation aux prochaines législatives serait une manière de «mettre derrière nous la présidentielle remportée par Jean Ping en 2016 et oublier la promesse du Président de la Coalition d’organiser cette élection en lieu et place d’Ali Bongo Ondimba», les favorables que sont Les Démocrates, Le rassemblement héritage et modernité, l’Union pour la nouvelle république et les autres disent que «le respect des institutions républicaines et le jeu démocratique pour donner de la valeur à leurs partis politiques exigent qu’ils y participent», mais surtout qu’ils se prononcent très tôt afin de préparer les populations.

Parce que Jean Ping avait eu raison de sillonner le Gabon et se présenter quand les autres appelaient à DTE et au boycott de la présidentielle avant de faire l’unanimité autour de la candidature unique, beaucoup souhaitent que l’opposition aille en «bloc» à la prochaine législative afin de réduire les chances du PDG d’avoir la majorité. «Les autres ont soutenu Jean Ping en 2016, c’est désormais à Jean Ping de les soutenir. Si l’opposition gagne la majorité, le Président de la république sera obligé de se plier. Le pouvoir législatif a ses pièges jusqu’ici inexpérimentés au Gabon», a déclaré Jérôme Ndong Eyi.

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