Can 2017 : un engouement qui peine à se faire ressentir

A quelques jours seulement de l’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nations 2017 accueillie par le Gabon, rien ne semble démontrer que cette grande fête du football se déroulera bien dans le pays. Du côté du comité d’organisation rien ne bouge, les principales villes qui recevront les délégations sont toujours drapées de la même atmosphère que d’habitude. Puis du côté des populations, le constat est le même, personne ne semble être prit de cette fièvre du football qui monte à chaque Coupe d’Afrique des Nations.

Comme de nombreux observateurs semblent s’accorder, la coupe d’Afrique des Nations 2017 au Gabon, ne ressemblera malheureusement pas à celle organisée en co-organisation avec la Guinée Equatoriale en 2012. Alors que la compétition est censée démarrer le samedi 14 janvier prochain, l’engouement autour de cet événement peine à être observé.

Bien que Ali Bongo ait procédé à l’inauguration des stades d’Oyem dans le Woleu-Ntem et celui de Port-Gentil dans l’Ogooué-Maritime, ces cérémonies n’ont pas eu l’effet escompté. Le transport des populations, notamment des élèves des lycées et collèges des deux villes a démontré la difficulté qu’ont les populations de s’imprégner de l’importance de l’organisation de cette Can 2017.

Dans la capitale provinciale du Woleu-Ntem par exemple, rien ne laisse présager que la ville sera bien l’hôte d’une partie de la compétition. En dehors de deux, trois affiches collées paresseusement dans la ville, aucun support ne vient faire la promotion de l’événement. Le comité d’organisation local semble attendre le dernier moment pour démarrer une campagne de promotion.

Dans le septentrion, hormis les quelques centaines de personnes transportées à la hussarde durant l’inauguration de l’Engong Stadium d’Oyem, il n’y a pas d’euphorie à l’idée d’accueillir cet événement continental. Chacun vaque paisiblement à ses occupations comme si de rien n’était, pour les quelques personnes qui daignent s’exprimer le sentiment est le même, le pays traverse non seulement une crise économique grave qui a des répercussions sur le quotidien mais l’ombre de la grave crise post-électorale est encore présente dans les esprits, toute chose qui ne donne pas le cœur à la fête.

Au-delà de ce fait, les promesses non tenues par Ali Bongo, notamment sur la construction de l’université d’Oyem, semblent avoir fait beaucoup de sceptiques, certains déduisant même que les travaux de finition du stade n’iront pas à leur termes lorsque la compétition sera achevée.

Au vu de tout ce qui précède, nous pouvons donc dire que cette Coupe d’Afrique des Nations ne laisse rien présager de beau, même si plusieurs férus  du ballon rond s’évertuent à défendre bec et ongles que cette rencontre footballistique sera un succès total.

Wait and see.

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