CAN 2017 sous haute tension

Donc, vous ferez cette CAN-là; dans ce pays-là? Ce pays sinistré; ce pays endueillé; ce pays en crise politique, sociale, économique et financière. Donc, cette CAN-là se tiendra dans ces stades-là? Et ces gens qui viennent de partout seront logés dans ces hôtels-là? Ces stades inachevés, au crepissage encore balbutiant; ces hôtels approximatifs, déjà boudés par des sélections étrangères.

Donc vous ferez cette CAN-là, dans ces villes-là? Ces villes de Libreville, de Port-gentil, et d’Oyem; ces villes où vous avez été battus à plate couture et où votre impopularité n’a d’égale que celle d’un Donald Trump en territoire démocrate. Ces villes qui se sont embrasées au lendemain de votre forfait; qui ont vu la fumée dans le ciel, et le sang sur les brancards; ces villes qui ont dit d’une violence particulière : Non, Non, et Non.

Donc, en toute lucidité, vous réprimez tout rassemblement de contestation, mais vous prendrez ces électeurs-là, aux yeux des médias du monde entier, et les placerez dans ces stades-là, par dizaine de milliers, espérant qu’ils fassent la ola? Bref, je vous savais déjà téméraires, et quelque peu bornés aux entournures; mais je vous ignorais suicidaires.
Vive la CAN sous haute tension; la CAN sous haute sécurité; la CAN aux cagoules et aux bombes lacrymogènes.
Quant à moi, je fais déjà mon plein de cacahuètes, et de bières fraîches. Il me semble qu’il va y avoir du sport, mais aussi du spectacle. Un spectacle comme vous seuls êtes capables de l’offrir.

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