Can 2017 / Hervé Omva : « Ali Bongo roulé dans la farine par le Cocan »

C’est en substance ce qui ressort de l’entretien accordé par le coordonnateur de l’ONG IDRC Africa, Hervé Omva Ovono, sur le site Gabon-Infos.com. Dans cette interview empreint de colère presque voilée, il s’insurge contre la gestion morne du Comité d’Organisation de la CAN 2017, concernant l’organisation de cette compétition majeur du continent.

A l’entame de son plaidoyer Hervé Omva Ovono, interpelle Ali Bongo en indiquant que ce dernier aurait été « roulé dans la farine par le Cocan» et ses «amis du pouvoir et de l’opposition», qui selon lui ont pervertis son projet qui «était de faire vivre au peuple Gabonais des moments de football intenses et inoubliables ».

Fustigeant la gestion scabreuse du Cocan, Hervé Omva Ovono rappelle: « Votre vision était aussi de faire de cette CAN un carrefour d’échanges culturels et un outil de développement des activités génératrices de revenus pour le gabonais ». Or, regrette-t-il « certains de nos amis au pouvoir et plusieurs de nos amis de l’opposition ont fait construire en vitesse grand V des hôtels et des Résidences hôtelières. Des structures construites avec l’argent du contribuable et louées par le COCAN à plusieurs millions de francs jours ».

Le coordonnateur de l’Ong IDRC Africa poursuit, en prenant pour illustration la capitale provinciale du Woleu-Ntem, « La commune d’Oyem ne ressemble pas à une ville qui reçoit La CAN. Aujourd’hui il est impossible d’avoir dans cette commune une chambre en dessous de 50.000FCFA la nuitée. Dans nos arrondissements aucun signe de fête. Pendant que nos politiciens se frottent les mains, car ayant les poches pleines. Et, le peuple est laissé pour compte ».

S’attaquant de manière frontale aux nouveaux et anciens membres du gouvernement originaires de la province, il s’interroge sur leur inerties concernant la gestion de la CAN, « Comment comprendre excellence M le Président que vos anciens premiers ministres, nouveaux ministres, et fameux amis de la province du Woleu-Ntem n’ont rien mis en place et ne bougent même pas le petit doigt pour rendre la fête belle. En effet comment comprendre qu’une province aussi riche culturellement (artisanat, les danses et les habitudes alimentaires), n’est pas pu organiser une foire des cultures du G9? Ceci aurait permis aux équipes étrangères de vivre des moments intenses pendant ces 2 semaines ».

«Selon des informations recueillies sur place une seule chose a pu être faite: des chèques ont été donnés aux acteurs politiques de la province. A Oyem, chaque communauté engagée dans la compétition a été obligé de mettre en place un village spécial CAN, où elles font la promotion des savoirs culturels de leurs pays. Au menu des activités la valorisation des danses traditionnelles , les habitudes alimentaires et l’ambiance qui se vit en groupe » conclut-il.

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