Can 2017 / Gabon-Cameroun : Lemina, Obiang et Tandjigora abandonnent

Alors que doit se tenir ce soir à 20 heures au Stade de l’Amitié de Libreville le match décisif et déterminant, dans la course au quart de finale entre le Gabon et le Cameroun, nous apprenons le départ dans leurs clubs  respectifs de trois des hommes forts de la sélection. Mario Lemina, Johan Obiang et Merlin Tandjigora seront absents ce soir du derby dont l’importance n’est plus à présenter. 


La notion de groupe, les vertus de la solidarité, de soutien, de l’union au sein d’une sélection sont des concepts dont la portée et la valeur semblent définitivement échapper au staff technique des Panthères du Gabon.

Pour aller au bout d’une compétition, qui plus est celle dont le Gabon est pays hôte, le seul talent footballistique ne saurait suffir. Il faut bien plus : de l’envie, des sacrifices, une solidarité. Cette solidarité se matérialise par une certaine attitude. C’est ainsi, que blessé en ouverture de la Coupe du Monde en Allemagne, David Beckham, avait tenu à rester dans le groupe pour soutenir ses coéquipiers jusqu’au bout. Les Anglais sortiront finalement en quart de finale de la compétition, éliminés aux tirs aux buts face au Portugal de Cristiano Ronaldo et de Luis Figo. La star anglaise était restée auprès des siens, dans la victoire comme dans la défaite. Cette attitude, c’est l’esprit d’équipe.

Un esprit d’équipe qui ne semble habiter ni les Panthères, et encore moins le staff technique censé régenter la vie des joueurs au sein de la sélection. En effet, le site camerounais, « Camfoot » fait état d’une conférence de presse de Camacho, entraîneur des Panthères, dans laquelle il affirmait que Lemina, sociétaire de la Juventus et Johan Obiang joueur de Troyes seraient rentrés dans leurs clubs : « Obiang et Lemina sont déjà rentrés dans leurs clubs ; puisqu’ils sont blessés. Ils ne peuvent plus jouer. Tandjigora, quant-à lui, ne va pas jouer ce match, ni le suivant d’ailleurs ».

Les Gabonais s’interrogent sur l’intérêt d’une telle démarche par les joueurs et sur la vision de l’encadrement qui a cautionné ces départs en contexte de Can, à la veille d’un match important alors que les chances des Panthères de se qualifier sont encore effectives. Pourquoi ? Dans quel intérêt repartir en club alors qu’ils ont reçu une permission de leurs clubs leur permettant de rester en sélection jusqu’à leur élimination ? Que sait-on de la nature réelle de leurs blessures? Ne pourraient-ils pas être prêts en cas de qualification en quart ? Si oui, comment expliquer leur départ de la sélection ?

Autant de questions qui symbolisent la situation particulièrement difficile dans laquelle se retrouve une sélection gabonaise, éprouvée, infestée dans une compétition au sein de laquelle elle était censée s’épanouir et procurer de la joie. Comme quoi quand tout va mal…

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