«Cafètes», «Coupé-coupés», «Nikes», la malbouffe s’invite dans nos assiettes

© Pyramidmediagabon

Le phénomène de restauration de fortune pourtant décrié, ne cesse de prendre de l’ampleur depuis des années. Il n’est plus possible de faire une centaine de mètre, d’être au passage d’un carrefour ou à la devanture d’un bar, sans apercevoir un lieu de vente de ces plats à la portée de toutes les bourses. La malbouffe s’est indubitablement imposée comme un phénomène très coutumier chez de nombreux citoyens.

En effet, ce type de restauration fait concurrence à la restauration expresse tels que, les fast-food et salons de thé, qui ne désemplissent pas aux heures de pointe. Des lieux de restauration où sont servis à la clientèle des mets parfois trop gras, sucrés ou trop salés, préparés généralement dans la précipitation.

Cependant, les lieux désormais les plus communs sont les cafétérias, communément appelés «Dos tournés» ou «Cafètes», ou encore «les Nike». Dans ces endroits, contrairement auX restaurantS et autres fast-food, les propriétaires font malheureusement fi des règles les plus élémentaires d’hygiène en matière de restauration. Leur bouffe aurait la réputation de causer des indigestions et autres problèmes gastriques à leur clientèle.

Pour le cas particulier des «Nikes» dont raffolent désormais les populations, la provenance exacte des aliments est incertaine, et pis, malgré les scandales et autres rumeurs qui entourent la préparation desdits mets, rien n’y fait. Une situation qui pose un réel problème de santé publique car le phénomène a tendance à se propager jusque dans l’intérieur du pays et même les quartiers dit huppé.

On s’interroge d’ailleurs sur le silence des autorités en charge de ces questions. De nombreux services en effet sont impliqués dans le contrôle de la consommation des produits commercialisés notamment la mairie, le ministère de l’Agriculture, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa). D’ailleurs, l’une d’elle très peu connues des populations, en l’occurrence l’Institut d’hygiène publique et d’assainissement (IHPA) peine à réellement assurer ses missions de contrôle post-mortem des aliments qui sont déjà en surface, ou sur le marché.

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