CAF / Élections 2017 : Issa Hayatou ne veut pas lâcher l’affaire

Issa Hayatou © D.R

Ce jeudi 16 mars 2017 à Addis-Abeba en Éthiopie, la Confédération Africaine de Football (CAF) organise sa 39e assemblée générale élective, qui sera marquée par le renouvellement des instances dirigeantes de la CAF. Issa Hayatou, président actuel de la CAF sera à nouveau candidat, pour un 8e mandat à la présidence de l’instance faîtière du football Africain. Il a pour adversaire, le président de la Fédération Malgache de Football, Ahmad Ahmad.



Arrivée à la présidence de la CAF en 1988 et président par intérim de la FIFA d’octobre 2015 à février 2016, à la suite de la suspension de Sepp Blatter, Issa Hayatou a décidé de briguer un 8e mandat. Le camerounais n’est donc pas prêt de vouloir céder la place. Le lundi 13 mars dernier, il avait reçu le soutien du gouvernement du Nigéria, qui a donné l’ordre au président de la Fédération Nigériane de Football, Amaju Pinnick, de voter en faveur du Camerounais. Et ce, en dépit du soutien ouvert d’Amaju Pinnick pour Ahmad Ahmad. «Les deux pays entretiennent de bonnes relations et ont récemment collaboré dans la lutte contre les attaques de Boko Haram. Nous ne pouvons pas mettre en péril ces bonnes relations, c’est pourquoi nous avons intimé l’ordre à Pinnick de voter en faveur de Hayatou», rapporte le site dzfoot.com.

Quant à Ahmad Ahmad, il est déterminé à titiller l’actuel patron du football africain. Il a le soutien du Conseil des associations de football d’Afrique australe (Cosafa) qui compte 14 fédérations sportives. Son amitié au Président de la FIFA, Gianni Infantino est interprétée comme un autre soutien du Malgache.

Ainsi, malgré un bilan plus que mitigé, avec un football africain qui stagne dans la médiocrité et c’est le moins que l’on puisse dire, Issa Hayatou semble déterminé à demeurer président de la CAF. À bientôt 71 ans, d’aucuns auraient pu penser que l’heure de la retraite a sonné pour ce dernier mais c’était visiblement mal connaître l’intéressé, qui représente fièrement les valeurs démocratiques de sa sous-région, l’Afrique centrale, où le paradigme du président à vie semble être de rigueur.

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