Burundi-Gabon: Aubameyang et Palun médiocres, Ovono appréciable, découvrez les notes du match

Les Panthères du Gabon © D.R

Au terme d’un match terne marqué par l’apathie de toute l’équipe et la pauvreté dans le jeu proposé, les Panthères du Gabon qui n’ont plus rien de féroce ont logiquement concédé le nul face aux Hirondelles du Burundi. Un nul synonyme d’élimination pour la prochaine Can 2019 en Égypte. Notre rédaction revient sur la prestation de chaque joueur.



Didier Ovono Ebang: 7/10

Didier a certainement été le Gabonais le plus décisif et le plus dévoué dans cette rencontre. Auteur d’une prestation de très bonne facture, le sociétaire du Paris FC a mis en échec l’attaque des locaux par des arrêts de grande classe. Son réflexe splendide pour sortir une tête smashée à bout pourtant de Berahino à la 48e minute et sa parade sur une frappe à le 60 minutes ont longtemps retardé l’échéance. Le vice capitaine n’est pas à blâmer sur le  but concédé à la 72ème minute.

 

Bruno Ecuele Manga: 4/10

 

Prestation sobre et solide du défenseur de Cardiff. Présent dans les duels, Bruno s’est souvent employé pour couvrir les brèches créés par  les errements maladifs de son arrière droit Palun totalement à la rue. A noter tout de même une occasion sur corner à la 25 minutes sur une tête non cadrée à bout portant.

Musavu King: 4/10

Pour son retour en sélection, l’ancien défenseur de l’Udinese en Italie, a livré une partie plutôt bonne mais ternie par le score final. Imposant dans les airs, juste dans son jeu au pied, il a souvent fait monter son bloc afin d’appuyer ses milieux engagés dans le pressing dans l’entre jeu. Bon match dans l’ensemble.

Lloyd Palun: 3,5/10

La sélection n’a t-elle pas dans son escarcelle un autre arrière droit? C’est la question que doivent se poser les nombreux Gabonais témoins de la prestation insipide de Palun. A la rue tout le match, déposé quasi systématiquement  par son vis à vis à chacune de ses attaques, Palun a fragilisé son équipe par sa fébrilité défensive, pénalisé ses partenaires par son manque d’inspiration offensive.

Yowan Obiang: 4,5/10

Volontaire et engagé, aucun reproche sur l’attitude du garçon qui s’est investi dans la rencontre ne saurait être justifié. Yowan a apporté offensivement bien qu’avec des déchets dans la dernière passe, mais une présence effective dans les actions offensives des Panthères. C’est en conséquence de cette volonté d’aller vers l’avant qu’il va se créer une occasion nette de but à la 68e minute mais sa frappe est déviée en corner par le gardien du Burundi. Sur le but concédé, il n’est pas au marquage sur son joueur, lequel tout seul, ajuste Ovono pour l’ouverture du score. Une maladresse et un oubli qui font malheureusement baisser sa note.

André Biyogho Poko: 4/10

Fidèle à son style hargneux et généreux Poko ne parvient toujours pas à se défaire de ses déchets techniques. Des pertes de balles au terme d’actions pourtant souvent  très simples, une absence de promptitude dans certaines phases offensives. Cela dit, les phases offensives ne sont pas des tâches qui lui étaient dévolues. Poko a assumé son rôle de destructeur des actions adverses et de soutien de l’arrière garde des Panthères.

Didier Ibrahim Ndong: 5/10

Assurément l’un des Gabonais qui n’ont pas été inhibés par l’événement. A l’aise techniquement sur cette pelouse synthétique, juste dans ses prises et sorties de balle Didier comme d’ordinaire, a été le régulateur du jeu gabonais. Présent dans les duels, ses nombreuses récupérations ont souvent amené le danger dans le camp adverse. C’est lui qui met sur orbite Evouna dont la conduite de balle inexplicable gâche une occasion nette de but. C’est encore lui qui est à l’origine du décalage qui entraîne l’occasion de but de Yowan Obiang.

Denis Bouanga: 3/10

Prestation très timide du Nîmois. Celui qui avait suscité tant d’espoir au sortir des la double confrontation face au Soudan du Sud s’est montré très peu à son aise hier. Rarement dangereux et fulgurant par séquence, il ne s’est pas montré à la hauteur de l’événement.

Jill Alevina: 6/10

Le seul rayon de soleil dans cette rencontre sombre. Oui! Alevinha pour sa première a littéralement crevé l’écran. Vif, rapide et à l’aise balle au pied, il a été le principal danger côté gabonais. Il a longtemps fait mal à l’arrière garde du Burundi par ses coups de reins et sa faculté à éliminer ses adversaires en 1 contre 1. C’est notamment après avoir mystifié quatre joueurs du Burundi, qu’il crée l’occasion la plus franche côté gabonais. Le but contre son camp des Hirondelles est également provoqué par son incursion. Une prestation qui n’a malheureusement pas été valorisée par ses coéquipiers.

Malick Evouna: 2/10

Ce fut un désastre. Le match de Malick est une insulte pour la sélection. Le Gabon a joué à 10 et le Burundi à 12 avec l’apport du 12e homme Malick Evouna qui a joué contre le Gabon. Deux occasions ratées et une conduite de balle inexplicable sur une contre attaque qui aurait pu aboutir à l’ouverture du score. Tellement investi dans sa mission de Boycott, qu’il a enlevé sur la ligne un but tout fait de Poko au sortir du slalom magnifique de Jill Alevinha. Jamais un attaquant gabonais excepté Lengoualama,  n’a autant flirté avec la nullité.

Pierre Aubameyang: 3/10

Teaser Vidéo, accueil en fanfare, remise du Drapeau National et excentricité capillaire, Aubameyang aura brillé PARTOUT dans cette rencontre capitale, sauf sur le rectangle vert. Une prestation insipide indigne d’un capitaine. Aucune personnalité, leader sans âme, incapable de saisir et de prendre conscience de la symbolique encadrant une remise du drapeau National. Manque d’envie, passif et apathique même dans l’attitude.  90 minutes et aucune frappe, aucune action dangereuse. Deux coups francs marqués par des tirs dignes d’un gamin des U15. PEA a déçu plus d’un. Sa seule action salutaire dans ce match aura été ce carton jaune pour excès d’engagement. Le seul moment où il aura fait preuve d’investissement. Incapable de porter sa sélection ni de faire preuve de caractère,   PEA a bien enfilé un masque, mais cette fois pour disparaître.

Axel Meye: 4/10

Sa pauvreté technique et son absence d’intelligence dans le jeu ne sont un secret pour personne. Meye n’est pas doué, c’est un fait, mais il compense sa carence en talent par une combativité à toute épreuve. Bien que brouillon après son entrée, il a montré du caractère par sa générosité dans l’effort. C’est l’attitude qu’on aurait souhaité voir chez ses comparses de l’attaque. On peut se louper techniquement et tactiquement mais montrer de l’envie et de la volonté sont des préalables.

Levy Madinda:

Entrée insignifiante pour être soulignée,  commentée ou notée.

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