Bruno Ben Moubamba ordonne au procureur d’emprisonner des citoyens

C’est dans  une correspondance numéro 00646/PM/MUHSL/CAB-VPM signée du Vice-premier ministre, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat social et du logement, Bruno Ben Moubamba, que ce dernier sollicite le Procureur de la République pour la mise en garde à vue de plusieurs membres des collectifs des déguerpis des logements sociaux d’Angondjé et de Bikélé. Il les accuse d’incitation à la révolte lors de l’opération de déguerpissement effectué par les forces de sécurité il y a quelques semaines.

Le refus de libérer les lieux affiché par certains occupants des logements sociaux d’Angondjé et de Bikélé lors de l’opération de déguerpissement du 27 décembre dernier, semble n’être pas encore passé au travers de la gorge du  Vice-premier ministre. En effet,  dans une plainte adressée au procureur de la République, il ordonne l’arrestation des supposés meneurs,  « dans le cadre des opérations de déguerpissement des occupants illégaux d’Angondjé et de Bikélé, il nous a été donné de constater que Monsieur Djombou Chota Redrick, et d’autres responsables des collectifs des occupants illégaux sont à l’origine des résistances et d’incitation à la révolte des populations », peut-on lire.  

Bruno Ben Moubamba qui au moment de l’opération de déguerpissement se trouvait à Singapour, les accuse d’« incitation à la révolte » et qu’ils devraient faire l’objet d’une arrestation. Il s’agit notamment des nommés, Rodrigue Djoumbou Chotta, Nyngone Pauline, Safou Jérémie, Safou Anges, Ada Ntoma Pélagie et Okomo Ngomo Sylvie. De ce fait, il affirme qu’il est « impératif de procéder à une garde à vue desdits responsables », évoquant que ces arrestations contribueront à « restaurer l’autorité de l’Etat ».

Cette décision au-delà d’étonner par son caractère brutale, pourrait animer les conversations dans l’opinion quant à l’excès de zèle dont fait preuve Bruno Ben Moubamba. On a souvenance d’ailleurs, que  l’ex opposant radicale brillait il y a quelques mois seulement avant son entrée au gouvernement, par un discours incitant à la révolte comme on peut l’entendre sur une vidéo que l’on peut retrouver sur Youtube crier « attaquons les policiers ».

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