Bruno Ben Moubamba: «le peuple gabonais doit me faire confiance»

Bruno Ben Moubamba, président de l'ACR © GMT

Depuis la grève de la faim ayant couronnée sa course à travers le pays avant son départ pour la France, le Président de l’Alliance pour le changement et le renouveau, Bruno Ben Moubamba, s’était mué dans un silence abscond. Après une longue période d’absence sur la scène politique nationale, celui qui «porte l’héritage» de Mamboundou a fait une déclaration de presse ce vendredi 16 février 2018 au siège de son parti sis à Damas. Au cours de cette messe, il est largement revenu sur l’actualité politique de l’heure en passant par les événements post électoraux avant d’évoquer les aspirations de son parti pour les prochaines législatives.



Devant la presse nationale et internationale réunie en présence des cadres de son parti politique, le président de l’Alliance pour le changement et le renouveau, Ben Bruno Moubamba, s’est engagé dans ce qu’il a appelé «l’examen de conscience sociale» en invitant le peuple à le suivre dans la voie de la responsabilité: «le peuple gabonais doit me faire confiance. Ni les pédégistes qui ont démissionnés de l’assemblée nationale pour repartir à la même assemblée nationale encore moins les incompétents d’un gouvernement incapable de satisfaire les besoins primaires du peuple ne sont dignes de confiance», a-t-il déclaré.

Revenant sur l’actualité de ces derniers jours, le Président de l’ACR a condamné les arrestations arbitraires, les enlèvements en catimini, les gardes à vues les tortures inhumaines et les humiliations. «je n’ai pas soutenu Ali Bongo pour que le gouvernement viole les droits humains, avec ces agissements qui souillent notre République en violation des droits humains. Une fois de plus, j’appelle à la libération des prisonniers politiques. On ne peut comprendre que dans un pays de droit, les gens soient enlevés pour avoir marché démocratiquement, sans oublier les jeunes de l’opposition séquestrés sans que le procureur n’ouvre des enquêtes sur ces enlèvements. J’ai peut-être une alliance objective avec Ali Bongo pour le développement de ce pays, même s’il avait accepté que ses amis m’écarte du gouvernement».

Suite aux inondations qui ont accablé certains quartiers de Libreville après la pluie de cette nuit, Bruno Ben Moubamba a une fois de plus indexé l’incompétence du gouvernement à offrir aux gabonais un toit digne. «C’est triste de voir les membres du gouvernement se battre pour avoir le prix du meilleur rôle au journal télévisé alors que le pays sombre dans la misère et se délabre. Regardez les inondations de cette nuit pour comprendre la vie des gabonais. Le pays est dans un état catastrophique dans tous les plans stratégiques du Gabon émergent et ses secteurs. Nous appelons à la réforme des 10000 logements et au nouvel ordre urbanistique. Le développement de ce pays est possible, à condition que le gouvernement ait la volonté de changer les choses. A condition qu’Ali Bongo décide de changer les choses et l’ordonne au gouvernement. Notre développement est possible», a dit le désormais fils de Moabi.

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