Bruno Ben Moubamba : «Ce n’est pas le Premier Ministre qui m’a viré. C’est moi qui ait décidé de le quitter»

Limogé par le premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet ce jeudi 7 septembre 2017, Bruno Ben Moubamba le désormais ex ministre d’Etat n’a pas manqué de réagir à cette décision. C’est sur son compte officiel Facebook, qu’il s’est entre autre réjouit d’avoir poussé le chef du gouvernement «à prendre ses responsabilités devant la face du monde».

«Ce n’est pas le Premier Ministre qui m’a viré. C’est moi qui ait décidé de le quitter en brisant une certaine « omerta », en dénonçant le management extrêmement nul de l’actuel Premier Ministre», a lancé celui qui fut troisième de la présidentielle du 27 août 2016 avec seulement 1 896 voix soit 0,53%. Certains observateurs de la vie politique précisent qu’un président de la mutuelle d’un établissement secondaire du pays ferait mieux.

Une fois limogée, Bruno Ben Moubamba s’est montré encore plus virulent qu’il ne l’était, critiquant sans retenu les initiatives du premier ministre qui selon lui manifeste une «haine viscérale» pour  sa personne. «Un Plan de Relance Économique inapplicable, une gestion de la crise de l’éducation invraisemblable, un « Dialogue Citoyen et Politique » peu crédible», dénonce-t-il.

L’ancien vice-premier ministre semble n’avoir pas digéré le retrait de la gestion des affaires foncières de ses prérogatives lors du remaniement du 21 août dernier. «Une décision illégale de priver son Ministre d’Etat de toutes ses prérogatives.», pointe-t-il du doigt, avant de poursuivre : «Je ne pouvais plus travailler avec l’actuel Premier Ministre et ses amis, je l’ai poussé à prendre ses responsabilités devant la face du monde et de les laisser entre eux.»

En stigmatisant le Premier Ministre, Bruno Ben Moubamba dit s’être «sacrifié» pour la Nation comme, précise-t-il, «il y a 8 ans lors de ma grève de la faim devant l’Assemblée Nationale pour défendre l’intérêt général et je continuerai de défendre l’intérêt général qui est la dernière préoccupation.»

Le gréviste de la faim comme il aime se faire appeler dit être sorti du gouvernement comme il est entré, c’est à dire les «mains blanches». Certainement pour viser les membres du gouvernement visé par l’opération «mains propres», dénommée « Mamba », visant à lutter contre la grande corruption au Gabon.

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