Bruno Ben Moubamba «a-t-il des aptitudes pour être à ce niveau de responsabilités?», dixit Bilie-By-Nze

La passe d’arme entre le Vice-premier ministre, Bruno Ben Moubamba, et le ministre de la Communication, Alain Claude Bilie-By-Nze, vient de connaître un autre épisode. Dans un entretien accordé au site d’actualité Gabonreview, ce dernier est longuement revenu sur cette affaire qui révèle une sorte de désolidarisation au sein du gouvernement d’Emmanuel Issoze Ngondet.

En effet, Alain Claude Bilie-By-Nze est revenu au cours de cette interview sur les prises de positions tonitruantes du Vice-premier ministre, Bruno Ben Moubamba. On se souvient, il y a quelques jours, que ce dernier  estimait que le prêt accordé par le Fond Monétaire International constituait une véritable mise sous tutelle du Gabon à l’institution financière; révélant ainsi des fissures dans le principe de solidarité gouvernementale. «Le premier ministre a dû instruire le Porte-parole du gouvernement de publier un communiqué qui rappelait monsieur le Vice-Premier, ministre Bruno Ben Moubamba, à la nécessité d’observer un élément constitutionnel qu’on appelle la solidarité gouvernementale»; a indiqué Alain Claude Bilie-By-Nze.

En outre, il a relevé  que «lorsqu’on n’est pas en harmonie, il y a des cercles pour en discuter: le Conseil interministériel et le Conseil des ministres pour harmoniser les points de vue». «Une question se pose aujourd’hui et je la pose telle qu’elle: est-ce qu’en définitive ce compatriote est normal? Derrière cette question se pose une autre: a-t-il des aptitudes pour être à ce niveau de responsabilités? Je ne suis pas psychiatre, je ne vais donc pas apporter de réponses»; a t-il lancé ironiquement.

Par ailleurs, le Porte-parole du gouvernement n’a pas manqué de lancer une nouvelle fois une pique à l’endroit de son collègue, s’interrogeant  «si pour avoir fait 1% à la présidentielle on doit insulter la terre entière, qu’en aurait-il été s’il avait fait 2%?», avant d’ajouter à titre de rappelle à Bruno Ben Moubamba qu’il  «faut qu’il se souvienne que c’est le chef de l’Etat qui a voulu qu’il soit là».

«Si on est en désaccord profond avec un élément aussi essentiel que la politique économique et budgétaire du pays, on en tire les conséquences. Mais qu’on n’aille pas s’épancher comme cela et tenter de couvrir les autres d’opprobre. La politique est une affaire de gentlemen, elle ne se mène pas dans les caniveaux»; a martelé Alain Claude Bilie-By-Nze.

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