Brice Laccruche Alihanga se positionne-t-il en chantre du renouvellement politique?

Brice Laccruche Alihanga lors d'un meeting © D.R

Alors que des voix s’élèvent ici et là pour demander un renouvellement de la classe dirigeante et une égalité pour tous dans ce processus, Brice Laccruche Alihanga (BLA), directeur de cabinet du président de la République, est revenu sur sa perception du renouvellement de la classe politique dans un entretien accordé à l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique.

Le débat mis sur la place publique depuis la mort de l’ancien président de la République, Omar Bongo Ondimba en 2009, suscite en effet, approbation pour les uns et désaveu pour les autres. Faut-il injecter du sang neuf, dans l’administrations gabonaise et comment? Une question à laquelle l’actuel dircab d’Ali Bongo, Brice Laccruche Alihanga,  38 ans, par ailleurs premier responsable de l’Association des jeunes émergents volontaires (AJEV) a répondu sans ambiguïté. «Ce qui me paraît fondamental, c’est de ne pas confondre jeunesse – ou plutôt renouvellement – et jeunisme», a-t-il précisé.

Si la jeunesse ici pour BLA renvoie à une classe d’individus, qui certes n’ont pas encore atteint la majorité politique, compétente, dynamique et patriotique, le jeunisme quant à lui s’apparente à une forme de discrimination en faveur des jeunes au détriment des plus anciens. Une assertion qui fait difficilement sens même pour certains jeunes restés «prisonniers de l’ancien monde, avec ses roitelets locaux et son économie de rente» selon l’auteur de «L’Or jeune, Plaidoyer pour la jeunesse gabonaise».

Il convient toutefois de noter que le directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba, ne s’oppose pas aux plus âgées, il estime par contre qu’il est nécessaire de faire avec ceux qui «veulent faire bouger les choses». Bien plus qu’une attitude, cette philosophie d’envergure mondiale désormais tranche avec un logiciel vieux de plusieurs décennies dans notre pays. Ce qui n’est pas à déplaire, selon BLA, au Président de la République qui veut désormais «une relation directe avec la population, sans roitelet, ni intermédiaire». 

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