Brice Laccruche Alihanga prône une gestion efficace des finances publiques

Brice Laccruche Alihanga, directeur de cabinet du président Ali Bongo © D.R

Dans l’optique de donner un nouveau souffle au Plan de relance économique (PRE),  le directeur de cabinet du Chef de l’Etat, Brice Laccruche Alihanga préside depuis jeudi dernier un séminaire gouvernemental au Cap Estérias dénommé  «Task Force sur les finances publiques». Cette rencontre a pour but de réactualiser le plan de relance et le cadrage macroéconomique et budgétaire de l’Etat.  

En effet, ce séminaire réunit non seulement les membres du gouvernement mais aussi l’ensemble des directeurs généraux d’administrations impliquées dans la gestion économique du pays. Il intervient au moment où le rythme des réformes liées au PRE semble insuffisant et peu visible. Lors du Conseil des ministres qu’il a présidé le 17 mai dernier, Ali Bongo a proposé une nouvelle feuille axée sur 7 points importants.

Ainsi, il s’agira de la remise à plat de la Budgétisation par objectif de programmes (BOP), de la rationalisation des services personnalisés, de la réduction de la masse salariale dans la fonction publique, de la revue complète de la dette pour en garantir la soutenabilité et surtout une gestion optimale, d’une plus grande rationalisation et une meilleure priorisation des investissements, de la préservation des acquis sociaux et surtout la poursuite des engagements présidentiels, et d’une remise à plat totale du Code des impôts.

La mise en oeuvre de ces mesures passe donc par une meilleure gestion des finances publiques. «Il nous faut donc collectivement passer à la vitesse supérieure. Aujourd’hui encore, notre Etat dépense trop pour des résultats insuffisants. Demain, le plus tôt possible, il devra dépenser mieux pour des résultats satisfaisants !  Pour y parvenir, SEM le Président Ali Bongo Ondimba a posé des balises sur notre chemin. Des points de repères qui devront guider notre action», a martelé Brice Laccruche Alihanga.

Sur le plan de la réduction de la masse salariale, il faudra la ramener à 40 milliards de FCFA en 2019 et 35 milliards en 2020, de baisser les dépenses de biens et services de 40 % en 2019. Dans le même sens, le gouvernement devra ramener le déficit budgétaire à 1% d’une part, et d’autre part, arriver à réduire le niveau d’endettement actuel de 59 % du PIB à 40 % d’ici 2020.

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