Braconnage : Ngouga et Doumbi arrêtés à Moanda pour trafic d’espèces protégées

C’est dans la province du Haut Ogooué, que la récente arrestation s’inscrivant dans le cadre de la lutte anti-braconnage s’est déroulée avec  participation de la Police Judiciaire  de Franceville, des Eaux et Forêts et de l’ONG Conservation Justice. Les braconniers avaient en leur possession quatre peaux de panthères.

François Xavier Ngouga et Landry Doumbi n’ont pas échappé à la vigilance des éléments de la Police judiciaire (PJ) bien décidés à leur mettre la main dessus après plusieurs semaines d’enquêtes et de patience. Alors que depuis plusieurs jours, des informations concordantes faisaient état d’une transaction entre trafiquants et acheteurs de peaux de panthères, une équipe constituée de quelques agents de la PJ de Franceville, des Eaux et Forêts et de l’ONG Conservation Justice (CJ) s’est rendue à Moanda (Lemboumbi-Leyou), ville minière, rarement citée dans les affaires de trafic d’espèces protégées que les deux délinquants ont entrepris de vendre leur butin. Tout était vraisemblablement ficelé: le prix total des quatre peaux, le lieu de l’échange et surtout le client.

Pris en flagrant de commercialisation, François Xavier Ngouga et Landry Doumbi  sont arrêtés et leur transaction annulée. Dans les heures qui ont suivi, les deux hommes sont entendus sur procès verbal. Après quelques hésitations, François Ngouga, d’abord muet, a énoncé quelques noms et sobriquets de personnes visiblement complices. Elles habitent Koulamoutou et ses environs.

Selon François Xavier Ngouga, ce sont elles les véritables propriétaires des quatre peaux de panthères. EIles devraient sans doute être interpellées par les éléments de la PJ ayant compétence sur la province de l’Ogooué Lolo, région dans laquelle se trouve la localité de Koulamoutou alors que Moanda où l’arrestation de Ngouga et Doumbi a eu lieu et Franceville où ils ont été conduits se trouvent plutôt dans le Haut-Ogooue. Les deux hommes ont été écroués et placés en garde à vue. En attendant éventuellement que leurs complices les rejoignent.

Ngouga et Doumbi risquent tous deux, six mois de prison pour transport, détention et commercialisation de pièces d’espèces protégées et jusqu’à 1 million de francs d’amende selon le Code pénal gabonais.