Booué : les travaux de construction de l’Ecole des métiers du bois à l’arrêt depuis 2015

Le chantier à l'abandon de l’Ecole des métiers du bois © GMT

Lancés en grande pompe en 2012 dans le cadre du programme Gabon Vert, les travaux de construction de l’École des Métiers du Bois de Booué, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, sont quasiment à l’arret. Ceux-ci s’inscrivent désormais dans la longue liste des éléphants blanc que compte le pays.



Annoncés le 30 mars 2011 par le Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba lors du Conseil des Ministres délocalisé à Makokou, la création de l’Ecole des Métiers du Bois à Booué avait suscitée beaucoup d’enthousiasme auprès des populations de cette localité. Malheureusement, comme plusieurs projets lancés durant le premier septennat, les travaux de construction sont complètement à l’arrêt depuis le 5 décembre 2015 et le chantier a été abandonné par l’entreprise adjudicataire, faute de moyen selon certaines sources locales.

La structure qui s’étend sur 8 hectares et qui, il faut le rappeler, devait ouvrir ses portes en 2014, est désormais envahie par les hautes herbes, et les bâtiments infestés d’animaux qui ont trouvé en ces lieux un nouveau refuge. Cette situation est de l’ordre des incompréhensibles. Car le projet aurait bénéficié d’une enveloppe de près de 17 milliards de Fcfa.

Pour rappel, l’Ecole des Métiers du Bois à Booué devait avoir pour mission principale la formation aux technologies et aux métiers de l’industrie du bois. En lançant sa création, le gouvernement ambitionnait ainsi de former des ingénieurs de qualité qui devaient s’occuper de toutes les étapes de la transformation du bois. Elle était notamment chargée d’assurer les formations professionnelles initiales et continuer dans les technologies et les métiers de l’industrie du bois, d’assurer les prestations d’études et de conseils aux entreprises de l’industrie du bois, de promouvoir l’insertion professionnelle des impétrants et de participer à la promotion de l’utilisation optimale du bois transformé. Toute chose qui participerait à la meilleure exploitation de la Zone Économique à Régime Privilégiée de Nkok.

Laissez votre commentaire