Bonaventure Nzigou Manfoumbi appelle à la démission du gouvernement

Les signataires du «Oui à la Réconciliation Nationale» © GMT

Au cours de la conférence de presse qu’animaient le Président Louis Gaston Mayila et les désormais signataires du «Oui à la réconciliation nationale», le samedi 30 décembre 2017 dernier à la Chambre de Commerce de Libreville, Bonaventure Nzigou Manfoumbi, leader du Front d’égalité républicaine (FER) et Président en exercice de l’Alliance nouvelle de l’opposition (ANPO) a, au cours de son intervention, appelé à la démission du gouvernement pour un changement social effectif au Gabon.

C’était d’abord un fervent soutien de Jean Ping durant la dernière élection présidentielle, comme René Ndemezo’O Obiang, Bonaventure Nzigou Manfoumbi était parmi les premiers à dire oui au dialogue d’Angondjé à l’appel d’Ali Bongo Ondimba. Paradoxalement, c’est encore lui qui, devant les autres membres signataires du « OUI à la réconciliation nationale » a invité le gouvernement d’Emmanuel Issoze Ngondet à la démission « pour le salut de la République et établir les équilibres dans tous les secteurs de développement ».

Cet appel à la démission du Président du Front d’Egalité Républicaine (FER) est motivé, selon lui, par « l’incapacité du gouvernement à répondre aux besoins des populations gabonaises. En démontre les conditions des infrastructures routières et hospitalières, la santé de l’école gabonaise qui perd de plus en plus de crédit, le manque d’eau dans un pays à forte pluviométrie, l’insécurité grandissante, le chômage chez les jeunes et bien d’autres maux encore ».

Contrairement à Louis Gaston Mayila, Azizet Eboule Tony, Tchoreret Marcel Robert et les autres qui, sans passer par quatre chemins, ont invité le peuple gabonais et Jean Ping à tourner la page de 2016 pour mieux percevoir 2023, dans la perspective d’un dialogue de réconciliation, Bonaventure Nzigou Manfoumbi a plutôt dénoncé les limites de la gestion politique et sociale d’Ali Bongo et son gouvernement, qu’il invite à la démission. Car « le peuple gabonais n’est pas divisé pour être réconcilié. C’est plutôt de l’incompétence du gouvernement que naît la tension des revendications sociales et professionnelles », a-t-il mentionné.

Emmanuel Issoze Ngondet et son gouvernement seront-ils à la hauteur d’une telle exigence politique qui, au vue de la situation de sous-développement et de la misère qui sévit avec acuité notre pays, donnent finalement raison à Bonaventure Nzigou Manfoumbi ?

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