Le Gabon sans gouvernement depuis ce 28 décembre

Les membres du Gouvernement en Conseil des ministres sous la présidence de Pierre-Claver Maganga Moussavou © D.R

Le Jeudi 27 décembre 2018, la Cour constitutionnelle a rendu publics à son siège de Libreville, les résultats définitifs des élections législatives des 6 et 27 octobre derniers. A l’issue de cette proclamation, la présidente de la haute institution Marie Madeleine Mborantsuo a indiqué que les fonctions du gouvernement actuel prenaient fin.



Au sortir des joutes électorales d’octobre dernier, plusieurs requérants avaient saisi les juges constitutionnels pour faire constater les irrégularités qui ont prévalu lors de ces élections législatives, remettant ainsi en cause les résultats proclamés par le Centre gabonais des élections (CGE) dans chaque circonscription.

A cet effet, la haute juridiction a analysé les recours et vidé les différents contentieux y relatifs, et a par la suite rendu publics les résultats définitifs attendus par les différents protagonistes et les populations.

S’appuyant sur les dispositions de l’article 34 de la loi fondamentale, gabonaise qui dispose que : « Les fonctions du gouvernement cessent à l’issue de la prestation de serment du Président de la République, de la proclamation des résultats des élections législatives par la Cour constitutionnelle et en cas de vacance de la présidence de la République pour quelque cause que ce soit ou d’empêchement définitif  du Président de la République. Dans tous les cas le gouvernement assure l’expédition des affaires courantes jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement », la Cour constitutionnelle a également sonné la cessation des fonctions de l’équipe gouvernementale actuelle.

Le pouvoir judiciaire ayant joué sa partition, il revient désormais à l’exécutif notamment au premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet de présenter la démission de l’équipe dont il est le chef devant le Chef de l’Etat comme l’avait fait son prédécesseur Daniel Ona Ondo avant la prestation de serment d’Ali Bongo en 2016 au sortir des élections présidentielles.

Le numéro un gabonais poursuivant sa convalescence au Maroc, l’opinion se demande désormais comment et quand le chef du gouvernement s’y prendra pour répondre à cette exigence constitutionnelle. Lors de la lecture de sa décision d’ailleurs la présidente de la Cour  a indiqué qu’Emmanuel Issoze Ngondet disposait de 24 heures pour rendre son tablier.

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