Bitam: un surveillant tué par des élèves au lycée Simon Oyono Aba’a

La semaine dernière, le lycée public Simon Oyono Aba’a de Bitam a été le théâtre d’un drame. Pour s’être opposé à la restitution de téléphones portables confisqués, un surveillant de cet établissement d’enseignement secondaire aurait trouvé la mort suite à une altercation avec des élèves.



Les apprenants et la communauté éducative du lycée Simon Oyono Aba’a sont encore sous le choc. Alors que tous se préparaient pour les vacances de Noël, certains élèves en ont profité pour réclamer leurs téléphones portables, confisqués au cours du premier trimestre, l’altercation qui s’en est suivie avec un surveillant a fini en drame.

« Un groupe d’élèves a réclamé la restitution de leurs téléphones portables. Face au refus du personnel encadrant, s’en est suivie une violente altercation qui a conduit au décès d’un des surveillants », a indiqué une source proche de la gendarmerie de Bitam. Une enquête a été lancée pour déterminer les causes exactes du décès du surveillant.

Ce drame met encore sur la table le problème des violences en milieu scolaire, phénomène qui ne cesse de s’accroître dans tout le pays. Le 8 novembre dernier, le ministre de la Justice Edgard Anicet Mboumbou Miyakou avait annoncé la prochaine mise en place de « mécanismes d’alerte urgent et d’intervention rapide en milieu scolaire » afin de lutter contre les faits de violence au sein des établissements.

En attendant que ce projet aboutisse, il serait temps que les autorités, notamment les ministères de l’Education nationale et de la Jeunesse, se penchent sérieusement sur les origines de la violence et de la délinquance chez les plus jeunes, qui sont censés représenter l’avenir du Gabon. Nul doute que l’agonie flagrante de notre système éducatif, l’absence d’activités permettant l’épanouissement des enfants, ainsi que la démission de certains parents, soient les principales causes de cette triste réalité.

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