Bitam: Olam levier du développement

Hôtel de ville de Bitam © GMT

Considérée comme un carrefour attractif, la ville de Bitam est, du point de vue de son influence socio-économique, un lieu qui ne cesse d’attirer monde et investisseurs. Car, depuis l’avènement de la société Olam dans la localité, il y a 6 ans, les transformations agro-économiques, infrastructurelles, professionnelles et sociales justifient, sans faute, l’implication de la multinationale Singapourienne dans le développement de la cité des ‘’Trois frontières’’.

GABON LIBREVILLE

En 2011, la société Olam s’implantait dans la ville de Bitam, particulièrement au village Batouri pour y développer la culture d’Hévéa. 6 ans après son implantation, l’influence de ses activités est bien visible parmi les villages impactés ainsi que dans la ville de Bitam où, selon plusieurs témoignages concordants, le flux des populations qui viennent des quatre coins du pays, attirées pour la plupart par la quête d’emploi, du mieux-vivre, le développement des activités commerciales, serait bien la preuve qu’Olam est un apport pour cet espace géographie.

En effet, que ce soit sur le plan social où routes, écoles, dispensaires, hydrauliques villageoises, panneaux solaires, marchés, aires de jeux, et bien d’autres infrastructures ont été construites ou réhabilitées dans chaque village impacté dans le département du Ntem, ou sur le plan économique où fleurissent magasins, marchés annexes et artisanales, banque, boîtes de nuit, Motels, Hôtels et autres restaurants, la ville de Bitam serait en phase avec l’actualité du développement que souhaitent les populations.

«Au-delà de la déforestation que plusieurs reprochent à cette société, depuis l’avènement d’Olam, le département du Ntem et ses environs connaissent des satisfactions. Les routes qui étaient dégradées, fermées et impraticables sont aujourd’hui ouvertes et praticables en toutes saisons. Les jeunes qui flânaient des longueurs de journées sont occupés à travailler à Olam, la réparation des dispensaires évite désormais les déplacements des personnes âgées, vers Bitam ou Oyem, sauf en cas de gravité. Je ne vous le dis pas pour faire l’apogée d’Olam, mais pour dire que son investissement à d’une manière ou d’une autre impacté notre environnement immédiat», a confié Serges Ndong-Ndong.

Toutefois, si les principaux responsables d’Olam peuvent se satisfaire de ces différents apports, les autorités locales regrettent l’exclusion des responsables dans la gestion et l’entretien de ceux-ci. «Nous reconnaissons les efforts de cette entreprise à aider les populations. Mais nous regrettons quand-même le fait qu’à leur livraison, les différentes infrastructures ne sont pas soumises à l’autorité de l’Etat censée y affecter des agents. C’est le cas des dispensaires et autres écoles qui n’ont ni infirmiers ni instituteurs et même des hydrauliques dont l’entretien pouvait être assuré par le conseil départemental», a relevé le président du conseil départemental Alfred Memine Me Zue. Une observation qui devrait être considérée par les responsables d’Olam dont le partenariat avec l’Etat gabonais vise l’amélioration des conditions de vie des populations.

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