Bitam: «Nous entrons dans les tombes pour manger les cadavres»

Hôtel de ville de Bitam © GMT

Sujet à de nombreuses allégations de sorcelleries, le village de Medoumou, situé à 22km de bitam, chef-lieu du département du Ntem, a encore fait parler de lui sous un mauvais angle. Récemment, 2 élèves de 1ère et de 2ème année de l’école privée protestante de Medoumou 2,  auraient confié à leur institutrice qu’ils utiliseraient le temps consacré à leur étude à l’anthropophagie. Depuis ces révélations, ladite école et le village vivent dans la psychose.

En effet, c’est par le biais d’un courrier daté du 17 avril et adressé à sa hiérarchie, que le directeur de l’école protestante a relaté dans les détails les contours de cette sulfureuse  affaire reprise par le quotidien L’Union. Les deux élèves, Z.A.S et M.M.C.D, qui sont de surcroît des frères orphelins , auraient avoué à leur maîtresse qu’ils «sont trop occupé à aller en vampire chaque nuit». Une réponse qui fait suite à la question de savoir pourquoi ils ne faisaient par leurs exercices de maison.

Loin du canular, les deux gamins auraient appuyé leur déclaration par des exemples concrets. «Nous entrons dans les tombes afin de manger les cadavres qui y sont enterrés», ont indiqué les deux garçons,  avant d’ajouter : «nous avons mangé tantine Alixe et l’autre tantine qui vient d’être enterré derrière l’église».

Ce deux petit-fils d’un notable du coin, à qui on attribue également la cause de la stérilité de plusieurs femmes  du village, disposeraient également de deux serpents mystiques. «Les deux enfants décrivent comment ils réussirent à rendre, à partir de serviettes hygiéniques utilisés, les femmes du village stériles»,  peut-on lire dans la correspondance du chef de l’établissement.

Dévasté par ces révélations, le responsable dudit établissement aurait fait appel  à Gontran Beh Ella, pasteur en charge de la paroisse d’Aleng-Esseng, dont dépend celle de Medoumou.

Les deux hommes, en présence de l’aspirant du directeur de l’école d’Aleng-Esseng, auraient tout simplement exclus les deux présumés vampireux, qui ont cités des complices plus âgées dans le village. Une messe à également été dite à l’église protestante  afin de placer l’établissement sous la protection divine.

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