Bilie-By-Nze: «les salaires octroyés dans le football gabonais ne correspondent pas à son niveau»

Alain Claude Bilie-By-Nze, ministre en charge du Sport © D.R

Auteur d’une nouvelle sortie qui a déchaîné les passions, avec notamment des propos assez durs sur le sélectionneur Daniel Cousin, Alain Claude Bilie By Nze a néanmoins souligné certains aspects importants de la gestion du football gabonais. Ainsi, celui qui dit « vouloir reconstruire le football gabonais depuis la base », a indiqué que « les niveaux de salaires qui ont été octroyés dans le football gabonais ne correspondent pas au niveau du football gabonais ».

GABON LIBREVILLE

Gernot Rohr, Jorge Costa, José Antonio Camacho, les prédécesseurs de Daniel Cousin à la tête des Panthères du Gabon, ont toujours bénéficié d’un traitement de faveur en comparaison à leurs homologues d’autres sélections africaines. Émargeant à plus de 70000 euros (45 millions de Fcfa), ces derniers ont toujours été les mieux payés du continent.

En effet, depuis l’avènement du Gabon sur la scène des pays organisateurs d’événements internationaux, le pays a mis tout en œuvre pour attirer des sélectionneurs étrangers souvent à prix coûtant et au détriment d’une vision à long terme. Souhaitant « reconstruire le football gabonais depuis la base » comme il l’a indiqué récemment au micro de Tout-foot de Freddy Khoula, Bilie By Nze a mis le doigt sur un problème de fond.

Ainsi, pour le ministre, qui ne ménage pas ses efforts depuis son arrivée, il y a un peu plus de huit mois (malgré quelques fausses notes), le constat est clair, « les niveaux de salaires qui ont été octroyés dans le football gabonais ne correspondent pas au niveau du football gabonais ». Poursuivant dans sa lancée, ce dernier a indiqué que « les salaires qu’on paye au Gabon correspondent au niveau mondial ».

Prenant pour exemple le salaire de José Antonio Camacho, qu’il aurait aisément pu gagner en Europe, Bilie By Nze insiste par ailleurs, sur le fait que « le football gabonais n’est pas comparable au football européen, que ce soit dans son organisation, ses recettes et son financement ». L’ancien ministre de la Culture invite donc « à revenir à la réalité ».

Si ses propos et surtout la manière dont il les a tenus, ont créé une polémique qui pourrait avoir un impact négatif sur la vie des Panthères, les explications du ministre ne sont elles, pas si farfelues. Le football gabonais est malade, et il a besoin d’un traitement en profondeur, sinon les mêmes causes produiront les mêmes effets.

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