Bilie-By-Nze répond à BBM : ‹‹ Une équipe joue collectif, on n’a rien à gagner à jouer individuel ››

Le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze est revenu sur la cacophonie observée au sein de l’équipe gouvernementale, notamment entre Florentin Moussavou, ministre de l’Éducation Nationale et Bruno Ben Moubamba, Vice-premier ministre, en charge de l’Habitat. C’est un des thèmes abordés au cours de la conférence de presse qu’il a animé ce vendredi 3 février à la maison Georges Rawiri, siège de la télévision nationale.

À la suite des mesures prises par Florentin Moussavou dans l’optique de mettre fin au mouvement de grève du corps enseignant, le Vice-premier ministre, Bruno Ben Moubamba, s’était littéralement opposé à une telle décision, arguant  qu’il était nécessaire de privilégier le dialogue social, se désolidarisant de ce fait de la politique du gouvernement.

Cette attitude n’a pas manqué de faire réagir le porte-parole du gouvernement qui s’est exclamé en ces termes : «Nul n’a le droit en tant que membre du gouvernement, d’attaquer, qui plus est, publiquement, une action engagée par un autre membre du gouvernement. Une équipe joue collectif, on n’a rien à gagner à jouer individuel.»

Poursuivant ensuite l’impact que l’attitude de son collègue pourrait avoir sur l’ensemble de l’équipe gouvernementale, Alain-Claude Bilie-By-Nze précise que : «Dès l’instant où dans une équipe, on commence à vouloir jouer individuel, on est sûr qu’on ne remportera pas le match. Et donc, si nous voulons remporter le match, il faut qu’on joue collectif».

En outre, il a relevé concernant la prise de position tonitruante du Vice-premier ministre, Bruno Ben Moubamba «les agendas personnels, il faut apprendre à les gérer et à privilégier l’agenda collectif», une déclaration qui vient dès lors mettre en évidence le climat délétère qui règne au sein de l’équipe conduite par Emmanuel Issoze Ngondet, marqué semble t-il par une guerre de leadership qui ne dit pas son nom.

Par ailleurs, cette sortie du porte-parole du gouvernement montre que l’intervention de Bruno Ben Moubamba est  une pilule amère que ses coéquipiers ont du mal à avaler.

© Crédit photos : Gabonreview

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