Bilie-By-Nze : «La France ne deviendra pas le réceptacle de ceux qui refusent de répondre de leurs actes devant la justice gabonaise»

C’est ce que le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Alain Claude Bilie-By-Nze a affirmé ce mardi 21 février lors de son habituelle conférence de presse à  l’auditorium de la Maison George Rawiri. Cette adresse était à l’endroit des justiciables qui veulent se dérober des mains de la justice gabonaise.

Après avoir rappelé qu’Alfred Mabicka, ancien Directeur général de la Poste SA, n’a jamais été accusé d’enrichissement personnel, le porte-parole du gouvernement a précisé «qu’il y a aujourd’hui des compatriotes qui sont en détention préventive dans le cadre du dossier de la Poste, d’autres en liberté provisoire, il n’y a aucune raison pour que le principal responsable ne soit pas entendu par la justice gabonaise». Encore faudrait-il prouver que l’ancien patron de la Poste, soit le véritable et principal responsable de la chute de cette entreprise.

Le porte-parole ne s’est pas arrêté là, précisant que «ce n’est pas en se réfugiant en France où il va bientôt se déclarer opposant comme c’est désormais la mode que lumière sera faite», d’ailleurs un mandat d’arrêt international pèse désormais sur la tête d’Alfred Mabicka. Ainsi, pour que force reste à la loi, «des mécanismes d’entraide judiciaire seront mis en oeuvre pour que chacun réponde de ses actes. La France, pays ami ne va pas devenir le réceptacle de tous les réfugiés judiciaires gabonais, ce ne serait pas amical» a-t-il précisé.

L’opinion reste toutefois sceptique sur les réelles motivations de ces nombreuses affaires impliquant les anciens hauts cadres, ministres et proches d’Ali Bongo Ondimba. À ce jour, la Poste a besoin de 107 milliards de francs CFA pour rembourser les avoirs des épargnants dans un premier temps et pour relancer l’entreprise dans un autre.

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