Bifoun: le cortège du Premier ministre bloque la circulation pendant plus de 2 heures

Plusieurs centaines de véhicules immobilisés sur l'axe Bifoun-Kango, ce dimanche 20 mai 2018 © GMT

C’est un véritable calvaire qu’ont vécu les usagers de la Nationale 1 en provenance de l’intérieur du pays. En plus de l’état de dégradation avancée que connaît cette route, les populations ont fait face ce dimanche 20 mai 2018 à une situation des plus incompréhensibles avec l’interdiction de circuler faite aux automobilistes du fait de la visite du Premier ministre, sur les installations de la station de pesage de Ndjolé et de l’état du tronçon routier.

Au motif que le premier ministre se rendait successivement, sur la station de pesage située sur l’axe Ndjolé-Medoumane, sur l’axe Ndjolé Bifoun et à Four-Place, au lieu de la coupure de route sur la nationale 1, les agents des forces de l’ordre et de défense ont entrepris de bloquer toutes circulation. Faisant ainsi passer près de trois heures de calvaires au usagers de la route, au mépris de leurs agendas, de leur état de santé et de leurs urgences. Un comportement que certains ont qualifié  d’abus d’autorité.

Selon un témoin qui a joint au téléphone Gabon Media Time, les agents qui convoyaient le cortège du Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, ont interdit à tout véhicule de circuler. «Tous les véhicules venant du sud ou du nord du pays étaient à l’arrêt pendant plus de 2 heures. Moi même, je me suis déplacé pour aller échanger avec les agents, lesquels se sont montrés désagréables avec moi. Le Premier ministre est là, personne ne passe. “Ça ne sert à rien de venir vous plaindre” tels sont les propos de l’un autre agent», a-t-il confié très remonté, «vivement les législatives qu’on les sanctionne», a-t-il martelé.

Une situation déplorable qui n’a pas manqué de susciter la colère des populations qui ne comprennent pas qu’un seul individu fût-il Premier ministre puisse immobiliser des milliers de personnes sans justification apparente. «Le pire c’est qu’il immobilise cette route qui a une importance capitale pour l’économie nationale. Nombreux parmi nous avons des urgences à Libreville. Le Premier ministre ne peut pas pour des raison de contrôle nous éterniser ici. C’est inadmissible», a-t-il poursuivi.

Il faut d’ailleurs noter que cette attitude d’Issoze Ngondet et sa suite a eu pour principale conséquence le retard des arrivées sur Libreville de ces usagers qui n’ont pu rejoindre leurs domiciles respectifs que très tard dans la nuit avec tous les inconvénients sécuritaires que cela peut causer. Quel pays !

 

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