Les bénéficiaires d’avantages fiscaux sommés de présenter leurs bilans

Brice Laccruche Alihanga, Directeur de cabinet d'Ali Bongo Ondimba © D.R

Dans l’optique de faire le point sur les avantages fiscaux accordés à certains opérateurs économiques, qui avaient pour objectif de favoriser l’investissement, le directeur de cabinet du président de la République, Brice Laccruche Alihanga a présidé une séance de travail le mardi 30 janvier 2018 avec la Direction générale des impôts (DGI) conduite par François Auguste Akomezogho.

Au menu de cette rencontre, faire un état des lieux de cette administration qui contribue de manière significative à la composition des recettes fiscales de l’État. Dans un contexte de crise économique, le gouvernement attend que cette administration joue pleinement son rôle de manière transparente en matière de collecte des recettes fiscales.

Ainsi, sur instruction du président de la République, Ali Bongo Ondimba, son Directeur de cabinet a auditionné la Direction générale des impôts sur le dispositif des régimes spécifiques et les avantages fiscaux accordés aux contribuables, personnes physiques et morales.

Ces avantages fiscaux qui se déclinent sous plusieurs formes, notamment en exonérations, abattements ou en réductions d’impôts prévoient certaines contreparties, en matière d’investissement et surtout d’emplois. Il était donc question de faire le bilan de ces mesures dont bénéficient plusieurs opérateurs économiques.

«Nous avons porté à la connaissance du Directeur de cabinet que dans le cadre du Plan de Relance Économique mis en œuvre par le Gouvernement et conformément aux recommandations du FMI, la Direction génération des impôts a engagé des mesures parmi lesquelles celle visant à évaluer le coût des exonérations fiscales accordées aux opérateurs économiques et l’appréciation du niveau d’investissements de ces opérateurs», a indiqué François Auguste Akomezogho au terme de cette rencontre.

Par ailleurs, Brice Laccruche Alihanga a demandé à la Direction générale des impôts de «s’assurer que les bénéficiaires desdits avantages aient effectivement réalisé les contreparties qui justifient leurs attributions».

Transmettant les instructions du président de la République, il a accordé un délai d’un mois à la DGI pour faire la lumière sur l’état réel de ces exonérations et de recenser les opérateurs bénéficiaires qui ont effectivement respecter leurs engagements vis-à-vis de l’Etat.  

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