Ben Moubamba tire à boulets rouges sur les députés PDG adeptes de la «sorcellerie politique»

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Quelques heures seulement après la séance plénière qui a vu l’ordonnance portant orientation de l’urbanisme en République Gabonaise être rejetée par l’Assemblée nationale, le Vice-premier ministre, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat social et du Logement, Bruno Ben Moubamba, à l’initiative de ce texte, n’a pas manqué de dénoncer ce qu’il qualifie de «sorcellerie politique» de la part des députés.

Dans une missive adressée aux parlementaires, publiée sur sa page Facebook, Bruno Ben Moubamba s’interroge sur l’attitude affichée par ces derniers en rejetant son ordonnance. «Une Assemblée Nationale hors normes et composée de traîtres qui rejettent la première version du Nouvel Ordre Urbanistique ? Ils préfèrent le désordre sans doute», a-t-il relevé.

D’ailleurs, il n’a pas manqué de souligner à l’endroit des députés majoritairement issus du Parti démocratique gabonais (PDG) qu’ «ils sont avec Jean Ping, Guy Nzouba Ndama et Séraphin Moundounga. Comme plusieurs personnalités de la stratosphère gabonaise. Ils pensent que je vais m’énerver et démissionner ? Des sorciers politiques de cet acabit ? Heureusement que je n’ai pas le même ADN que ces gens là».

«Je l’ai dit aux députés pedegistes ce matin : l’assemblée nationale est souveraine même si le Peuple sait qu’elle est devenue illégitime depuis l’épuisement technique des mandats de la plupart des députés. Il n’y a plus de vison ou de débat dans ces lieux. Ils n’ont pas tiré les leçons de la Présidentielle de 2016 et se pensent encore crédibles malgré l’incendie de l’édifice. L’humilité ne les anime pas car ils continuent de sous-estimer la colère de la Nation», a-t-il lancé.

Cette ordonnance portée par le Vice-premier ministre devait fixer les principes fondamentaux, le cadre législatif, réglementaire et institutionnel relatif à la planification urbaine, à l’occupation et à l’utilisation des sols. Il définissait également la gestion des actes préalables à l’aménagement et à la construction, ainsi que la répression des infractions y relatives, en tenant compte des orientations fondamentales du développement économique et social, d’aménagement du territoire et de la protection de l’environnement dans un objectif de développement durable.

Par ailleurs, il a regretté la non ratification de ce texte qui devait redonner du sens à l’administration gabonaise au lieu  de «tout remettre entre les mains des agences ou des organismes sous tutelle».

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