Ben Moubamba impute la responsabilité de la crise aux «flibustiers de l’opulence du pouvoir»

Bruno Ben Moubamba, président de l'ACR © GMT

Lors de la conférence de presse qu’il a animé ce mardi 10 Juillet 2018, président de l’Alliance pour le Changement et le Renouveau (ACR), Bruno Ben Moubamba ne s’est pas montré tendre vis à vis des mesures «d’austérité à la gabonaise» prise par le gouvernement. Ainsi, il impute la responsabilité de la situation économique actuelle à ceux qu’il qualifie de « flibustiers d’opulence du pouvoir».

Lors de cette rencontre avec les médias, le président de l’ACR et ancien ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat social, du Logement Bruno Ben Moubamba, est revenu en long et en large sur la situation économique délicate que traverse le Gabon. Ainsi, ce dernier dans une lettre ouverte, a pointé du doigt ceux qu’ils jugent responsable de ce fiasco économico-financier.

En effet, mettant l’accent sur les récentes mesures «d’austérité à la gabonaise» prises par le gouvernement, l’ancien candidat à la présidentielle n’a pas manqué de s’indigner au nom de l’ACR, par la même occasion de marquer son désaccord vis à vis de ce nouveau tournant économique qui «dirige lentement mais sûrement le Gabon vers une crise sans précédent».

Pointant du doigt des personnalités du gouvernement à l’instar du Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet, du ministre du Budget Jean Fidèle Otandault ou encore de la ministre de la promotion des Investissements Madeleine Berre, BBM fustige ceux qu’il qualifie de « flibustiers de l’opulence du pouvoir ». Pour l’ancien Vice premier ministre donc, ces personnalités sont les responsables de la situation économique actuelle.

Personnalité politique souvent controversé, Bruno Ben Moubamba n’en demeure pas moins une figure politique respectée, ces propos vont d’ailleurs dans le sens de ceux déjà émis par Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, qui lui aussi fustigeait ces mesures d’austérité les qualifiant de « plus grand scandale financier de l’histoire du Gabon ». Ces déclarations qui devraient en appeler d’autres, confirment à demi mot le ressenti de la population qui elle aussi, juge ses mesures « iniques ».

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