BBM, sollicite « un appui sur le dossier » de demande de bourse d’un proche

Dans une correspondance visiblement émanant du cabinet du Vice premier ministre, ministre de l’urbanisme de l’habitat social et du logement référencée n°00628/PM/MUHSL/CABVPM/DC,  datée du 20 décembre dernier, adressée au président de la commission des bourses du Gabon, Bruno Ben Moumbamba (BBM), numéro 2 du gouvernement, “appui” le dossier d’un de ses proches.

Le transfuge BBM n’aura eu besoin que de trois mois pour s’accommoder aux méthodes condamnables qui gouvernent l’administration gabonaise. A peine rentré au gouvernement, qu’il sollicite déjà  une bourse d’étude en faveur d’un proche. Mettant même en avant sa qualité de vice président.  

En effet, nous avons pu lire « J’ai par la présente, l’honneur de solliciter auprès de votre bienveillance un appui sur le dossier de Monsieur Arnaud Iris Bouckinda Bouckinda, candidat à une bourse d’étude dans une école d’ingénierie en télécommunications et réseaux à Boston aux États-Unis d’Amérique». Quand le vice premier ministre parle de solliciter un appui, il faut entendre, un  soutien, une aide apportée à quelqu’un – dans ce cas précis, son proche – ou encore demander l’intervention d’une personne – le président de la commission des bourses et stages – en faveur de quelqu’un – le proche du ministreQue dire du « cher frère » ? Bruno Ben Moubamba qui décriait la sorcellerie politique, le voilà à l’initiative du vampire administratif.

Arnaud Iris Bouckinda Bouckinda qui serait le neveu de Bruno Ben Moubamba a obtenu son baccalauréat série D en 2007, au deuxième tour. Il travaillerait à Moov comme technicien des réseaux informatiques apprend-t-on de source proche de ce dernier. Son oncle devenu vice premier ministre a voulu peser de  tout son poids pour lui trouver une bourse pour Boston, alors que les nouveaux bacheliers même admis au premier tour avec mention sont envoyés, soit à l’USTM où les années académiques durent trois ans ou dans les écoles supérieurs privées de la place. Quel pays !

Pour rappel, le décret n°0404/PR/MENESFPRSCJS du 26 septembre 2012 fixant les conditions d’attribution, de transfert, de suspension de bourses, d’orientation, de réorientation, ainsi que les modalités de prise en charge des élèves et étudiants au Gabon et à l’étranger consacre le régime en vigueur. Pourquoi, un membre du gouvernement use-t-il de son influence pour aider son proche à obtenir une bourse alors que la loi en fixe les conditions? Où est l’égalité de chances ? Ces faits ne peuvent-ils pas être qualifiés pénalement ? En espérant que la direction générale de la gendarmerie nationale s’en saisisse, la question reste posée. 

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