Barro Chambrier: «Prôner le boycott revient à consolider le régime que nous combattons»

Le président du Rassemblement Héritage et modernité, Alexandre Barro Chambrier © GMT

C’est à la faveur d’une conférence de presse qu’il a animé ce mercredi 16 mai au siège du Rassemblement Héritage et modernité (RHM) sis au Centre-ville, que le président de cette formation politique, Alexandre Barro Chambrier (ABC), a tenu à s’exprimer sur l’actualité politique en cours dans le pays. A cet effet, il est revenu sur l’appel au boycott des élections législatives lancé par certains membres de la Coalition pour la nouvelle République, jugeant que celui-ci n’est pas vertueux, l’expérience l’ayant largement démontré.

Lors de cet échange avec les hommes et femmes de médias, le leader de RHM a réaffirmé la position de son parti et celle de certains de ses alliés de la Coalition à  prendre une part active aux prochaines consultations électorales. Devant les membres des bureaux exécutifs de l’Union nationale, Casimir Oye Mba, Paul Marie Gondjout, Jean gaspard Ntoutoume Ayi et de l’Union et Solidarité, Elza Ritchuelle Boukandou, Nicolas Nguema et Anges Kevin Nzigou, ABC a relevé l’importance que revêt l’Assemblée nationale dans la vie politique de la Nation.

Pour Alexandre Barro Chambrier, outre cette «tribune de l’expression des différentes sensibilités politiques», il était incongru de penser que l’opposition disposait encore d’un autre espace  d’expression politique. «Il  n’est pas responsable que l’opposition opte pour une auto exclusion du jeu parlementaire, car elle ne le ferait qu’au détriment des intérêts du peuple gabonais, désormais privé de contre poids et de porte-voix au sein de l’Assemblée», a-t-il relevé.

Il a fustigé par la suite le discours sur le boycott, estimant que celui-ci ne pouvait pas être en faveur de l’opposition qui lutte depuis des années pour l’alternance et le changement. «Prôner le boycott revient tout simplement à consolider le pouvoir du régime que nous combattons, et qui n’en demande pas tant. Prôner le boycott, revient à priver l’immense majorité des gabonais qui attendent impatiemment l’occasion de ces législatives pour confirmer les résultats de l’élection présidentielle de 2016 et ensevelir le système PDG», a martelé le premier responsable du Rassemblement Héritage et modernité.  

Par ailleurs, il a réaffirmé la volonté de son parti de poursuivre le dialogue avec le peuple afin d’expliquer les enjeux de ce prochain scrutin, mais aussi avec les partis alliés de la Coalition pour la nouvelle République formée autour de Jean Ping, «le président Élu des gabonais», a-t-il martelé.

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